Barrage de Sivens Les gendarmes délogent des opposants, une blessée

Afp

Sivens (France), 8 sept 2014 (AFP) - Les forces de l'ordre ont délogé lundi après-midi à l'aide de gaz lacrymogènes des opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn), faisant une blessée légère, a-t-on appris de sources concordantes.

Des militants, dont cinq qui s'étaient enterrés à mi-buste, barraient un chemin d'accès au chantier de déboisement afin d'empêcher l'entrée d'engins de défrichement. L'un des opposants, une jeune femme enterrée, s'est évanouie lors de l'action des forces de l'ordre, « mais elle s'est réveillée juste après et n'a qu'une cheville foulée », a déclaré à l'Afp un responsable de la gendarmerie. Ce dernier a assuré que les forces de l'ordre n'avaient fait usage que de gaz lacrymogène.

« Ils nous ont attaqués à coups de flash-balls », a cependant affirmé par téléphone à l'Afp Camille Kaze, une occupante témoin des échauffourées, confirmant que la jeune femme inconsciente s'était réveillée peu après. « C'est de la violence gratuite », a ajouté Camille Kaze, précisant que les gendarmes avaient attendu le départ de la presse pour intervenir.

Le déboisement de la zone du futur barrage de Sivens, dont la construction entraînera la disparition d'un réservoir de biodiversité de 13 hectares, donne lieu à des heurts sporadiques depuis début septembre entre forces de l'ordre et opposants. Lundi, le président PS du Conseil général, Thierry Carcenac, a réaffirmé que le projet de barrage respectait la réglementation, après une déclaration de la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. Elle avait « demandé à ce que le Conseil général du Tarn vérifie que les conditions que le ministère met sur les retenues de substitution soient remplies ». 


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