Crise céréalière Les représentants de Coop de France reçus par le ministre

Terre-net Média

Le président et vice-président de Coop de France ont été reçus hier par le ministre de l'Agriculture pour lui présenter les premiers résultats de l'enquête menée par Coop de France auprès des producteurs qui confirment les niveaux de rendements extrêmement bas et demander en conséquence de nouvelles mesures au ministre.

« Le résultat d'exploitation sera en forte baisse dans certaines régions, ont indiqué les représentants de Coop France, posant parfois la question de la capacité des structures à poursuivre leur activité. » Michel Prugue, président, et Christian Pees, vice-président, ont demandé au ministre des mesures d'aides complémentaires pour soutenir la trésorerie des exploitants agricoles :

- des prêts à court terme, contractés directement par les exploitations, à taux nul - le différentiel étant pris en charge par le Fonds d'allégement des charges (FAC) - ou garantis par la Banque publique d'investissement, à taux réduit ;

- le report des annuités 2016-2017 en fin de tableau d'amortissement avec prise en charge du différentiel d'intérêt par le FAC.

Des mesures pour les coopératives

Les coopératives, « fortement mobilisées au service de leurs adhérents » se retrouvent parfois également à devoir faire face « à d'importantes pertes d'exploitation liées à la forte baisse de la récolte ». Les dirigeants de Coop de France ont donc aussi demandé à ce qu'elles puissent s'appuyer sur des décisions de reconnaissance de catastrophe naturelle pour recourir au dispositif d'activité partielle, qu'elles puissent bénéficier pour les plus touchées, de mesures de report ou d'allégement des charges sociales, recourir à l'emprunt bancaire dans des conditions simplifiées et enfin bénéficier de la compréhension des services de l'Etat sur les reports d'investissements de mise aux normes.

Coop de France a demandé le retrait de la référence à l'année 2016 dans les moyennes quinquennales pour les différents dispositifs réglementaires. Enfin, les représentants de Coop de France ont « à nouveau souligné le fait que les outils de gestion de crise actuels n’étaient plus en mesure d’apporter des réponses adaptées aux événements extrêmes auxquels est aujourd’hui confrontée l’agriculture française ». Ils ont insisté sur « la nécessité d’engager sans délai la réforme de la Politique agricole commune (PAC) et de tester, dès 2018, de nouveaux dispositifs ».


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous