Négoce agricole Louis Dreyfus Company améliore ses performances au premier semestre

AFP

Le groupe de négoce agricole Louis Dreyfus Compagny (LDC) a annoncé jeudi une hausse de 18 % de son résultat net part du groupe au premier semestre ainsi que de son chiffre d'affaires, à respectivement 160 millions de dollars et 27,7 milliards de dollars.

L'amélioration des performances du groupe familial immatriculé à Rotterdam aux Pays-Bas et non coté en Bourse est à mettre au compte d'une augmentation de 8 % des volumes de matières premières agricoles expédiés durant le semestre, et de la poursuite d'un programme de ventes d'actifs non stratégiques.

« Les résultats semestriels dans un marché qui continue d'être difficile pour le secteur agricole, montrent notre capacité d'adaptation à des conditions toujours en évolution », a estimé dans un communiqué Gonzalo Ramirez Martiarena, le PDG du groupe. Il dit observer un « redémarrage de l'optimisme », « surtout en Europe », mais souligne « encore » le besoin constant de « flexibilité » du groupe, fondé en 1851, qui tente de réagir à deux années consécutives de baisse des profits opérationnels exposé à la volatilité des cours agricoles et à une érosion de ses marges.

« Nous avons commencé avec succès un programme de vente d'actifs non stratégiques », a-t-il rappelé, en signalant que le groupe venait de passer un accord pour la vente de son « activité fertilisants et intrants en Afrique » depuis le bouclage des comptes du premier semestre.

Mardi, le groupe a annoncé qu'il allait fermer d'ici la fin de l'année son «hedge fund» (fonds spéculatif) Edesia, qui gère plus de 1,4 milliard de dollars depuis Londres et Genève, afin de se recentrer sur les opérations physiques du négoce agricole.

Le groupe Louis Dreyfus Compagny est l'un des quatre plus gros groupes de négoce agricole du monde, réunis sous l'acronyme ABCD, avec Archer Daniels Midland, Bunge et Cargill. Par ailleurs, selon les Echos, Margarita Louis-Dreyfus, actionnaire majoritaire du groupe depuis la mort de son mari Robert Louis-Dreyfus en 2009, fait face à une procédure d'arbitrage devant un tribunal pour fixer le montant qu'elle devra payer aux autres membres de la famille Louis-Dreyfus souhaitant vendre leurs parts (16,6 % au total). Selon les Echos, citant des sources qui souhaitent rester anonymes, « une procédure a été initiée à la Chambre de commerce internationale (ICC) à Paris » sur le sujet.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net
Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous