Groupe Maïsadour Une année « assez difficile » mais des « signes encourageants »

AFP

Maïsadour, qui a vu son chiffre d'affaires reculer en 2020/2021 à près de 1,28 milliard d'euros (contre 1,36 milliard en 2019/2020), a connu une année « assez difficile », mais voit dans les bonnes récoltes de maïs « des signes encourageants » pour la suite, a indiqué mardi le groupe coopératif agricole landais.

Durant cet exercice achevé fin juin, « l'effet Covid, l'influenza aviaire, les pertes de récoltes par rapport aux aléas climatiques (- 30 %), et les taux de change sur les monnaies, comme nous sommes très présents en Europe de l'est, c'est au final environ 20 millions d'euros d'EBE (excédent brut d'exploitation) qui manque », a déclaré le président, Michel Prugue, lors de l'Assemblée générale à Saint-Pierre-du-Mont (Landes). « C'est une année assez difficile mais la situation n'est pas spécifique à Maïsadour, elle se retrouve ailleurs au niveau international », a-t-il commenté.

Assurant que « les partenaires financiers sont là », Michel Prugue a expliqué que Maïsadour avait « fait le choix de céder un certain nombre d'activités » dans la salaison ou le poisson, afin de « désendetter d'un tiers » le groupe aux 5 000 agriculteurs adhérents.

Il a, par ailleurs, évoqué des « signes encourageants » avec « cette année, une récolte de maïs qui est à des niveaux proches des records » et « des prix élevés qu'on n'attendait pas », ce qui offre « un ballon d'oxygène dans les exploitations de nos adhérents ».

Mais, globalement « on a besoin du soutien de nos clients pour préserver la juste rémunération de nos éleveurs face à l'inflation, et ce, afin de passer cette vague et accélérer nos projets vers un monde durable », a souligné le nouveau DG du groupe, Christophe Bonno.

Dans cet objectif, le groupe, qui emploie un peu plus de 5 000 salariés, est en train de créer, avec Vivadour, « une nouvelle filière de production de soja 100 % locale et sans OGM » avec une usine opérationnelle d'ici juin 2022 dans les Landes : « cela permet de diminuer notre empreinte carbone et d'éviter d'importer du soja déforestant », selon Jean-Louis Zwick, directeur du pôle agricole.

Côté canards dont le secteur a subi trois crises aviaires en six ans, Maïsadour a confirmé les discussions avec le groupe Euralis pour « unir nos forces et expertise, rendre plus robuste cette filière et faire face aux crises », selon Christophe Bonno.

Face au risque de nouvelle crise aviaire avec des suspicions d'élevage infecté dans les Landes ces jours-ci, Michel Prugue a lancé un « appel solennel » à claustrer volailles et palmipèdes.


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