Canal Seine Nord Union de coop pour la création d’une plateforme multimodale

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Huit coopératives agricoles s’unissent en vue de monter une plateforme multimodale sur le canal Seine-Nord Europe à Languevoisin. Dédiée dans un premier temps aux céréales et à l’agrofourniture, sa position stratégique la dote d'atouts qui pourraient intéresser d'autres partenaires soucieux de réduire le poids logistique.

Stratégiquement située, cette plateforme sera dédiée au stockage et à la manutention des céréales et de tous produits et coproduits agricoles ou agroalimentaires, des engrais et amendements, et d’autres pondéreux.
Stratégiquement située, cette plateforme sera dédiée au stockage et à la manutention des céréales et de tous produits et coproduits agricoles ou agroalimentaires, des engrais et amendements, et d’autres pondéreux. (© Google maps)

Associées à Senalia, leur union portuaire à Rouen et Lillebonne, les coopératives Noriap, Agora, Sana Terra, Capsom, Cerena, Acolyance, Cap Seine et bientôt Vivescia, ainsi qu’InVivo, ont créé en janvier l’Union canal Seine-Nord afin, précise un communiqué commun, « d’étudier la réalisation d’une plateforme multimodale sur le futur tracé du grand canal Seine-Nord Europe ». Coopératives spécialisées dans les céréales et l’agrofourniture en Picardie, Champagne-Ardenne et en Haute-Normandie, elles représentent une collecte de 9 millions de tonnes de céréales.

De nombreux atouts

Selon le communiqué, « le choix s’est porté sur le site de Languevoisin à quelques kilomètres de Nesle en raison de plusieurs atouts du site » : équidistance fluviale entre Rouen et Anvers, au cœur d’un bassin agricole majeur, présence d’un silo de 100.000 tonnes très actif sur l’actuel canal du Nord, voie ferrée fret Le Havre-Dijon, proximité immédiate de l’amidonnerie de blé de Nesle. La plateforme de Languevoisin, d’abord prévue pour les céréales et les engrais, aura vocation à travailler d’autres pondéreux, comme des coproduits d’industrie agroalimentaires, des granulats ou de la biomasse. « La massification entraînée par le grand gabarit fluvial permettra une diminution des coûts et un report modal sur la voix d’eau déterminants pour améliorer la compétitivité et diminuer l’empreinte carbone de la logistique. » 

Etude de faisabilité pour commencer

L’Union Canal Seine-Nord, est animée par un conseil de surveillance, présidé par Jacques de Villeneuve, président délégué de Noriap, et un directoire, présidé par Laurent Martel, directeur général de Senalia. « Elle mènera dans un premier temps, en lien avec les pouvoirs publics français et européens, les collectivités territoriales, Vnf, Rff, les institutions économiques et les entreprises intéressées, toutes les études de faisabilité techniques, économiques et financières, afin de préfigurer le projet de plateforme, ainsi que son activité et ses partenariats futurs. »


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