Barrage de Sivens Vingt zadistes contraints d'écourter une AG

Afp

Lisle-sur-Tarn (France), 8 mars 2015 (AFP) - Une vingtaine de zadistes, dont des expulsés du site de Sivens (Tarn), ont tenté dimanche d'organiser un déjeuner sur l'herbe et une assemblée générale dans la bourgade voisine de Lisle-sur-Tarn, mais ont dû l'écourter sous la pression des gendarmes, a constaté un journaliste de l'Afp.

Ces militants, qui refusent toute retenue d'eau à Sivens, ont accepté de quitter les bords du lac de Lisle-sur-Tarn avant 14h, sans résister aux gendarmes, qui s'appuyaient sur un arrêté municipal interdisant tout rassemblement lié au projet de barrage. « On se bat pour que les pitchouns puissent voir la forêt de Sivens plus tard » a lancé un des zadistes aux familles pique-niquant sur cette base de loisirs, avant que le petit groupe s'éloigne. Des gendarmes mobiles installés à toutes les entrées de la bourgade médiévale, contrôlaient depuis le matin les véhicules soupçonnés d'amener des zadistes, pour les dissuader de rejoindre le lieu de rendez-vous.

Vendredi à Sivens une quarantaine d'occupants du site avaient opposé une résistance passive à l'expulsion ordonnée par le gouvernement, et les gendarmes mobiles avaient dû les saisir par les bras et les jambes pour les transporter de force hors de la « zone à défendre ». Une trentaine d'entre eux étaient évacués samedi après-midi selon le même scénario d'une grande place de Gaillac, alors qu'ils avaient tenté d'installer un campement dans cette ville située à une quinzaine de kilomètres de Sivens et de Lisle-sur-Tarn. Leur collectif « Tant qu'il y aura des bouilles » a alors appelé à l'assemblée générale de dimanche à Lisle-sur-Tarn.

C'est finalement une quinzaine de personnes seulement qui devraient se réunir dans l'après-midi chez un particulier sympathisant, à une vingtaine de kilomètres de là, selon une source proche du dossier. Les zadistes cherchent désespérement un nouveau lieu à occuper. Le maire de St-Amancet, sympathisant des antibarrages, leur a proposé de s'installer sur sa commune à une heure de Gaillac dans le sud du Tarn, mais le collectif ne s'est pas encore prononcé. « De toute façon, sur la Zad de Sivens on y reviendra, ce n'est qu'une mi-temps », affirmait samedi un vétéran parmi les zadistes Eric Pétetin, car ceux-ci refusent le projet réduit voté vendredi par le conseil général comme la retenue d'eau initiale d'1,5 million de m3 qui devait s'étaler sur 34 hectares à Sivens dans la vallée du Tescou.


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