OGM Les professionnels français des semences inquiets pour seuils de tolérance

AFP

Les professionnels français des semences ont protesté mardi 3 février 2004 contre le projet de la commissaire européenne à l'Environnement Margot Wallstroem concernant une révision à la baisse des seuils de tolérance pour la présence accidentelle d'OGM dans les semences utilisées par les agriculteurs.

Les professionnels français des semences et de la protection des plantes déclarent dans un communiqué commun publié mardi soir que "les seuils envisagés jusqu'ici sont déjà extrêmement bas : une révision à la baisse de ces seuils excluerait les OGM (organismes génétiquement modifiés, ndlr) du paysage agricole et n'offrirait plus à l'agriculteur la liberté des choix".

"Nous envisageons des seuils inférieurs à ceux qui ont été discutés jusqu'à présent", avait déclaré vendredi 30 janvier Mme Wallstroem à des journalistes, sans préciser les pourcentages étudiés. La Commission planche depuis des mois sur une proposition de directive visant à tolérer une présence "accidentelle ou techniquement inévitable" d'OGM dans les semences.

Le Comité européen scientifique des plantes a proposé d'établir des seuils de tolérance de 0,3% pour le colza, 0,5% pour le maïs et 0,7% pour le soja, au-delà desquels les semences devraient être considérées comme OGM. Pour les professionnels des semences "la fixation de seuils réalistes et raisonnables de présence fortuite dans les semences est primordiale pour fixer les règles de la coexistence des différentes formes de cultures (OGM, conventionnelle et biologique) sans qu'aucune soit d'emblée exclue".

Les organisations signataires du communiqué sont la CFS (Confédération française des semenciers), le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) et l'UIPP (Union des industries de la protection des plantes).



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