OGM et coexistence entre cultures Les trois options de Bruxelles

Agra Presse

La Commission européenne doit adopter ce mercredi 5 mars une communication dans laquelle elle suggère trois pistes pour l'établissement de pratiques agricoles destinées à limiter les pertes économiques pouvant résulter de la coexistence entre cultures génétiquement modifiées et agriculture conventionnelle ou biologique.

La première laisserait à chaque Etat membre la responsabilité de définir les mesures adaptées à sa situation ; Bruxelles se bornerait un simple rôle de coordination et d'information. La seconde consisterait à établir un cadre législatif communautaire tout en laissant aux Quinze le soin d'édicter leurs propres mesures d'application. Enfin, la troisième serait l'adoption d'une législation harmonisée réglementant dans le détail les exigences auxquelles devront se conformer agriculteurs et opérateurs. Les préférences de Bruxelles iraient vers la première solution. Parmi les mesures jugées « envisageables » par Bruxelles figurent : distances de séparation entre parcelles, zones tampon, pièges à pollen, lutte contre les repousses de précédents culturaux, rotation des cultures et calendriers de plantation, surveillance depuis la culture jusqu'à la transformation. La définition de « zones indemnes d'OGM » est jugée quant à elle contraire aux principes du marché intérieur, sauf accord local conclu entre agriculteurs et portant sur un nombre limité de cultures.



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