Santé L'agro-alimentaire bientôt mis financièrement à contribution

AFP

PARIS, 8 juil 2004 - Les industriels de l'agro-alimentaire qui font de la publicité à la télévision devront contribuer à un fonds d'éducation à la santé" télévisée, selon le ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy.

Le montant de "ce fonds sera de 12 à 14 millions d'euros par an", a déclaré jeudi à l'AFP M. Douste-Blazy à propos des amendements qu'il devait soutenir jeudi soir et vendredi au Sénat lors de la deuxième lecture du projet de loi de santé publique. Il s'agit, souligne le ministre d'"une politique de prévention concrète". "Il est temps de lancer une grande politique de prévention dans notre pays. La culture de santé publique n'est pas encore assez présente en France", a-t-il commenté.

Il a cité "trois actions" passant par la future loi de santé publique examinée par le Sénat. "Je présenterai un amendement au Sénat qui vise à interdire les produits alimentaires avec ajout de sucre (comme les boissons trop sucrées) dans les distributeurs de tous les établissements scolaires, écoles, collèges et lycées, pour lutter contre le fléau que représente l'obésité chez les enfants, avec les risques cardio-vasculaires qui l'accompagnent", a indiqué M. Douste-Blazy.

"L'obésité et le surpoids des enfants se développent rapidement en France. Elle a triplé en vingt ans pour atteindre 15,5 % des enfants", rappelle le ministère de la santé. "Obligation sera faite aux industries agroalimentaires qui font de la publicité télévisée d'abonder un fonds de prévention pour permettre enfin de développer une politique d'éducation à la santé à la télévision en France", a ajouté le ministre. Ce fonds sera de 12 à 14 millions d'euros par an", a-t-il précisé.

Le gouvernement a travaillé à cet amendement avec Nicolas About, président de la commission des affaires sociales sénatoriale et son rapporteur Francis Giraud. "Nous allons interdire les tarifs promotionnels, qui aboutiraient à une baisse du prix du tabac, pour rester cohérent avec le plan présidentiel contre le cancer", a déclaré M. Douste-Blazy.

Les tarifs du tabac ne pourront être homologués s'ils sont inférieurs à un certain pourcentage du prix moyen du tabac. Ce pourcentage sera fixé par décret, mais devrait ne permettre de faibles écarts, de l'ordre de 5%, selon le ministère.



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