Météo Changement radical de temps mais la sécheresse persiste

AFP

Des orages, parfois violents, ont éclaté mercredi sur une bonne partie de l'est de la France, de la moyenne vallée du Rhône à l'Alsace, marquant la fin de la première vague de chaleur de l'été et le retour à un temps beaucoup plus frais.

Mercredi Météo-France a placé les régions Rhône-Alpes, Franche-Comté et Alsace, ainsi que le département des Vosges, en vigilance orange (degré 3 d'une échelle de 4 des phénomènes dangereux) pour le risque d'orages violents. Mardi, plus de la moitié des départements français avaient été placés en vigilance orange pour les risques liés aux orages ainsi qu'à la canicule.

Partout mercredi, le thermomètre, qui avait ces jours derniers souvent dépassé la barre des 35 degrés, était en très nette baisse: 25 degrés relevés à Lille à 16h00, 26 à Paris, 23 à Lyon, 26 à Toulouse. Pour les jours qui viennent, Météo-France annonce un changement radical de temps, avec dans la nuit de mercredi à jeudi une dégradation pluvieuse qui aborde la Bretagne et concernera en début de matinée les Pays de la Loire et la Normandie.

Les températures varieront jeudi de 16 à 20 degrés sur le nord-ouest, 22 à Paris, 22 à 25 degrés du sud-ouest au nord-est, 25 à 28 dans le centre-est, a indiqué Météo-France. C'est près de la Méditerranée qu'il fera le plus chaud avec 27 à 32 degrés, localement jusqu'à 35 degrés dans l'intérieur de la Provence.

Si la canicule est terminée, la sécheresse reste en revanche préoccupante. "Il ne faut pas confondre canicule et sécheresse" avait rappelé lundi le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau en soulignant que "le déficit en eau de toute une partie de la France date de bien avant la période de grosse chaleur actuelle". "Les pluies qu'on peut espérer en faveur des cultures en juillet ne suffiront pas pour remplir les nappes", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Agriculture a à nouveau abordé le sujet mercredi, faisant appel au civisme plutôt qu'à l'impôt. "Plus qu'un impôt, je voudrais un impôt civisme", "qu'on ait tous le réflexe d'économiser l'eau", a-t-il dit. Selon le ministre de l'Agriculture, "la situation est très difficile mais (n'est) pas au niveau du Portugal". "Nous avons pris avec les préfets les mesures adaptées département par département, a-t-il indiqué, ajoutant que "l'Europe est venue à nos côtés", en nous donnant "dès avril la possibilité d'utiliser les jachères" pour nourrir le bétail.


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