"Toxicité" du Gaucho La filière apicole refuse les zones d'observation

AFP

L'ensemble des partenaires de la filière apicole française ont annoncé jeudi 20 novembre 2003 qu'ils refusaient de participer à la création des zones d'observation régionales des ruchers pour démontrer ou non la toxicité de pesticides comme le Gaucho ou le Régent.

"Ils constatent que cette mise en place ne concerne pas toutes les cultures suceptibles d'être traités avec le Gaucho et le Régent (par exemple le maïs), recréant ainsi les conditions d'expérimentation de 1988 qui ne permettent en aucune façon l'émergence de conclusions irréfutables", écrivent six organisations de la filière agricole dans un communiqué publié par le Syndicat national d'apiculture (SNA).
Une première zone où devaient être pratiquées des observations sur les abeilles dans le cadre d'un protocole mis au point sur l'utilisation de pesticides comme le Gaucho ou le Régent, respectivement produits par Bayer et BASF, avait été annoncée le 12 novembre dernier par le ministère de l'Agriculture.
Située en Vendée et comptant plusieurs communes, cette zone sera l'objet d'observations pendant une durée de deux ans, avait précisé le ministère de l'Agriculture. En janvier dernier, Hervé Gaymard, ministre de l'Agriculture, avait décidé de compléter l'étude multifactorielle visant à faire la lumière sur les causes de mortalité d'abeilles.
Les apiculteurs accusent ces pesticides et ceux contenant la même molécule d'être la cause de la disparition de ces insectes. Le ministre avait décidé de créer des zones d'observations régionales des ruchers réparties dans quatre régions de grandes cultures (Midi-Pyrénées, Bourgogne, Poitou-Charentes et Pays de la Loire).
Les études doivent permettre de suivre l'évolution des populations d'abeilles dans des zones où sont utilisés les produits incriminés en comparaison avec des lieux où ces produits ne sont pas employés.



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