Protéagineux La filière espère repasser le cap des 500.00 ha de culture

AFP

PARIS, 22 jan (AFP) - L'UNIP (Union nationale interprofessionnelle des plantes riches en protéines) espère que la culture de protéagineux, actuellement de 452.000 hectares en France, repassera d'ici fin 2005 à 500.000 ha, a indiqué jeudi Benoît Carroué, responsable du service technique à l'UNIP. "Potentiellement, il y a de la place pour deux millions d'hectares en France", a-t-il précisé, soulignant qu'en atteignant ce chiffre, il y aurait un bon équilibre avec les autres céréales cultivées.

Actuellement, les surfaces consacrées à la culture des pois sont de 360.000 hectares, "ce qui est nettement insuffisant". Celles de la féverole ont considérablement progressé entre 2000 et 2002, passant de 17.000 ha à 83.000 ha, mais se sont stabilisées en 2003. Les lupins sont cultivés sur quelque 12.000 ha.


M. Carroué a reconnnu que la contribution publique de 4,2 M EUR prévue sur 5 ans avait été "déterminante pour développer de nouvelles pistes, notamment la recherche de variétés (pois, lupins ou féveroles) d'hiver. Il a indiqué que la filière avait obtenu un "coup de pouce au niveau européen de 14 millions d'euros sur quatre ans à partir de 2004" pour développer la recherche. La France compte actuellement 47.000 producteurs de protéagineux, concentrés en grande partie dans le bassin parisien et le Nord de la France, la majorité d'entre eux cultivant le pois. Le pois est utilisé dans l'alimentation animale mais la France ne couvre actuellement que 20% de ses besoins en produits riches en protéines, a précisé M. Carroué.


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