José Bové Plus de 620 chercheurs mobilisés pour demander sa libération

AFP

PARIS, 29 juil (AFP) - Quelque 622 chercheurs et universitaires ont signé une lettre ouverte à Jacques Chirac pour demander la libération "la plus rapide possible" de José Bové, incarcéré depuis le 22 juin à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), ont-ils annoncé mardi dans un communiqué.

Ils entendent "amplifier leur demande" de libération, "au nom de leur implication dans le débat sur le développement durable et les perspectives des biotechnologies", estimant en outre "nettement insuffisante" la grâce partielle de deux mois accordée par Jacques Chirac.

Ils publient une liste de plus de 70 directeurs de recherche et professeurs d'enseignement supérieur qui ont signé la lettre adressée au Président Chirac le 7 juillet par des chercheurs du Cirad de Montpellier (Centre international de la recherche agronomique pour le développement).

Dans cette lettre, ces chercheurs estiment que l'incarcération du leader de la Confédération paysanne est un "déni" du débat sur les OGM et la sécurité alimentaire et qualifient la sanction contre le syndicaliste paysan (10 mois initialement) de "tout à fait disproportionnée".

"Nous communiquons ces noms pour montrer qu'on ne veut pas rester anonymes", a expliqué à l'AFP Michel Meuret, chercheur à l'INRA et coordinateur de l'initiative, précisant que parmi les signataires figurent des spécialistes des sciences du vivant, de l'écologie à la génétique et à la biologie du développement.

Ceux-ci "ne sont pas du tout marginalisés mais au contraire dirigent pour certains, des équipes de plusieurs dizaines de personnes", a précisé M. Meuret qui se félicite de l'"absence de pressions" exercées sur eux dans les institutions comme le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), l'INRA, le CNRS, l'Inserm ou l'IRD (Institut pour la Recherche et le développement).



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