OGM Les Verts escorteront les faucheurs volontaires vendredi à la gendarmerie

AFP

TOULOUSE, 26 août 2004 - Des centaines de militants Verts escorteront les faucheurs volontaires convoqués vendredi à la gendarmerie de Toulouse Le Mirail dans le cadre de l'enquête sur l'arrachage d'OGM menée le 25 juillet en Haute-Garonne, a-t-on appris mercredi auprès du député européen Verts Gérard Onesta.

Ces militants Verts sont réunis à Toulouse de jeudi à dimanche pour leurs Journées d'été. Une demi-douzaine de faucheurs volontaires, dont le secrétaire général des Verts Gilles Lemaire, sont convoqués vendredi à 11H00 à Toulouse. Trois autres militants anti-OGM dont José Bové, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, sont convoqués à la même heure à la gendarmerie de Millau, devant laquelle une manifestation de soutien est également prévue.

M. Onesta et le député Verts Noël Mamère ont déjà été entendus le 5 août par les gendarmes, qui leur ont remis une citation à comparaître le 16 septembre à Toulouse devant le tribunal de grande instance de Toulouse pour l'arrachage de plants de maïs le 25 juillet à Menville (Haute-Garonne). "Il y avait des centaines de faucheurs volontaires à Menville, ce sont des centaines qui vont se présenter" a déclaré M. Onesta à l'AFP.

Selon le député européen, "si la justice veut faire son travail, elle doit entendre les centaines de personnes qui s'étaient à l'avance déclarées prêtes à assumer leurs responsabilités et qui ont été photographiées par les forces de l'ordre, sinon c'est un tri arbitraire qui vise des boucs émissaires". Les Verts convoqués devant les gendarmes devraient aussi étudier une riposte juridique avec leurs avocats contre des poursuites jugées discriminatoires, a-t-on appris de même source.

M. Onesta avait parlé de "procès politique" lors de son audition du 5 août. José Bové voyait dans l'attitude de la justice la volonté "de ne pas reconnaître le fait collectif de cette action". Depuis le 25 juillet, les destructions de parcelles d'OGM se sont multipliées en France. Le gouvernement a condamné ses actions, indiquant la semaine passée que "les dispositions du Code pénal relatives aux destructions en bandes organisées doivent être appliquées avec la plus grande rigueur".



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