Au Salon de l'agriculture Christian Jacob (LR) s'affiche en défenseur du monde agricole

AFP

Le président des Républicains Christian Jacob s'est affiché en défenseur d'un monde agricole « résolument moderne », mercredi au Salon de l'agriculture, où il a longuement rencontré les représentants de fédérations professionnelles.

« Nous avons besoin d'une agriculture résolument moderne, innovatrice, et le rôle des pouvoirs publics est de l'accompagner dans cette démarche », a affirmé à l'AFP Christian Jacob, venu avec un aréopage de responsables du parti. « La demande du monde agricole est de sentir les pouvoirs publics avec eux. Or là ils n'ont pas ce sentiment », a-t-il ajouté. L'ancien président de la CNJA (branche jeunesse de la FNSEA), très à l'aise, a passé la journée sur le salon, serrant les mains, régulièrement interpellé par les responsables qui semblent tous le connaître et le tutoient d'emblée.

« Les Républicains ont une légitimité, un savoir faire, une reconnaissance du monde agricole », a martelé Christian Jacob, ancien exploitant lui-même, et qui se targue d'avoir fait « entre 45 et 50 » des 57 éditions du salon. LR vient d'ailleurs de lancer un forum de travail pour réfléchir à « l'ambition de la France pour l'agriculture », a-t-il rappelé.

« Il y a aujourd'hui de vraies opportunités, une demande alimentaire mondiale qui explose, une demande sur le marché intérieur de plus en plus importante et qui a évolué, avec le souci d'avoir des produits mieux tracés, identifiés, utilisant moins d'intrants», a souligné Christian Jacob. « Les agriculteurs sont prêts à répondre à cela. Mais ils ont envie de sentir que le gouvernement et le président ont une ambition, une vision, or ils ne le sentent pas aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Refusant d'« opposer les agriculteurs », il a réfuté toute « vision nostalgique ». Mais il est possible d'« avoir une agriculture qui utilise de moins en moins d'intrants » tout en gardant « une volonté exportatrice », a-t-il affirmé, en déplorant que la balance commerciale de la France (hors vins et spiritueux) soit désormais déficitaire. Il a également déploré « l'incompréhension » dans le grand public « des services qu'apporte l'agriculture », voire une vision « un peu caricaturale ». Par exemple « le plus grand piège à carbone au monde s'appelle la photosynthèse, c'est la production agricole », a-t-il dit, estimant qu'« il y a besoin de l'encourager mais aussi de le faire savoir ».


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