Fruits et légumes Le Maire promet un "plan de soutien immédiat" aux producteurs

AFP

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a promis mardi "un plan de soutien immédiat" en faveur des producteurs de fruits et légumes, sans le chiffrer, à l'issue d'une réunion visant à calmer la grogne des agriculteurs sur le remboursement des aides publiques.

 


Les producteurs de fruits et légumes dans la tourmente
(© Terre-net Média)
 Ce « plan de soutien immédiat » prévoit notamment la prise en charge de cotisations sociales et de charges financières liées aux emprunts, a expliqué le ministre qui n'a avancé aucun montant. Il a par ailleurs évoqué la prolongation pour un week-end au mois d'août des ventes au déballage sur les parkings des supermarchés « afin d'écouler la production française ». La grande distribution a « promis de jouer le jeu », a-t-il affirmé.

 

Une « réunion technique avec l'ensemble des acteurs de la filière » se tiendra jeudi au ministère avec les services administratifs et le cabinet du ministre pour préciser les mesures à prendre. M. Le Maire a souhaité aussi s'attaquer aux « problèmes structurels » de la filière, estimant qu'elle souffrait « de problèmes de compétitivité liés notamment à la question du coût du travail ».

Une autre réunion se tiendra en septembre pour trouver « des solutions constructives et pérennes » à cette question, a indiqué le ministre. « Nous n'y parviendrons pas contre l'Europe. Nous y parviendrons dans le cadre européen », a affirmé le ministre, M. Le Maire, en référence aux quelque 500 millions d'euros d'aides publiques versées par l'Etat aux producteurs entre 1992 et 2002 et dont Bruxelles réclame le remboursement, les considérant anti-concurrentielles.

Lundi, le ministre a annoncé que les producteurs, déjà confrontés à de graves difficultés en raison de la baisse des prix, devront rembourser ces aides, suscitant une levée de bouclier dans la filière. « J'ai fait le choix de solder les comptes du passé », a-t-il souligné, rappelant le « rendez-vous essentiel » qui aura lieu au début 2010 pour les premières négociations de la prochaine politique agricole commune (PAC). « Nous devons aborder ce rendez-vous en position de force », a-t-il ajouté.
M. Le Maire a toutefois précisé qu'il négocierait avec la Commission européenne une baisse des remboursements et « défendrait les intérêts des producteurs ». « Je conteste formellement le chiffre de 500 millions d'euros, qui est largement surévalué », a-t-il poursuivi.


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