Accord Ceta et permanences dégradées José Bové prône « la non-violence »

AFP

Face aux dégradations de permanences de députés LREM par des agriculteurs protestant contre l'accord de libre-échange du Ceta, José Bové a estimé lundi qu'« il y a peut-être d'autres manières d'agir », soulignant que « la non-violence est une arme très efficace ».

« Si la non violence et la désobéissance sont ensemble, on peut mener des actions qui sont comprises et qui permettent de faire bouger les lignes », a estimé sur RTL l'ex-porte-parole de la Confédération paysanne et ancien député européen EELV, 66 ans. Il a rappelé qu'en 1992 à Millau (Aveyron), il avait, avec d'autres membres de la Confédération paysanne, « déménagé le mobilier » de la permanence du député RPR Jacques Godfrain et « fait une vente aux enchères sur le trottoir » pour protester contre les négociations sur le Gatt (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, prédécesseur de l'OMC, NDLR). « Il n'y avait pas eu évidemment de dégâts ni quoi que ce soit, tout ça était très symbolique, mais ça avait bien marqué les esprits », a souligné l'ancien porte-parole du syndical agricole.

Quelques années plus tard, le 12 août 1999, des agriculteurs emmenés par José Bové avaient entrepris le « démontage » d'un McDonald's en construction à Millau (Aveyron), symbole de la « malbouffe » qu'ils dénonçaient. José Bové sera pour cette action condamné à trois mois de prison ferme et huit de ses co-prévenus à des peines comprises entre deux mois avec sursis et 300 euros d'amende.

José Bové s'est dit lundi « atterré par le fait que l'Assemblée nationale ait pu ratifier l'accord du Ceta » et a dit « craindre au niveau européen, avec le vote de la nouvelle Politique agricole commune, certainement au mois d'octobre, qu'on soit dans une situation qui ne va pas s'améliorer ».


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