Huile de palme L'AGPB, l'AGPM et la CGB appellent le gouvernement à une politique volontariste

CLG Terre-net Média

Après le blocage des raffineries par les agriculteurs français, les chiffres d’incorporation de biocarburants 2017 ont été communiqués. Ainsi, en 2017, la part d’huile de palme incorporée aux essences a progressé de 36 %. L’AGPB, l’AGPM et la CGB dénoncent l’action du gouvernement favorisant les importations d’huile de palme et incitent ce dernier à une nouvelle ambition pour le bioéthanol français.

En 2016, la loi de finance rectificative fixait l’objectif de remplacement de l’essence par des biocarburants à 7,5 % en 2017 au lieu de 7 % auparavant. Connus depuis le 25 mai et communiqués le 29 juin dernier, les chiffres montrent que « l’objectif a bien été atteint, l’objectif a bien été atteint, la hausse a essentiellement profité aux biocarburants dérivés d’huile de palme importée, issue de pays n’appliquant pas nos normes » selon l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) et la Confédération générale des planteurs de betterave (CGB) dans leur communiqué.

Récemment le gouvernement indiquait vouloir mettre en place une politique « plus volontariste au service du climat et de l’agriculture française », visant notamment à réduire l’utilisation d’huile de palme soupçonnée de causer la déforestation. « Or c’est exactement le contraire qui est en train de se produire ». Tandis que la part de l’éthanol français est restée stable à 5,7 %, les biocarburants de palme ont pour leur part explosé, passant de 0,14 % en 2014 à 1,2 % en 2017.  Et « l’ouverture de l’usine de La Mède laisse présager une importante augmentation de l’incorporation de ces produits ».

La filière française du bioéthanol, approvisionnée uniquement par des betteraves et céréales "Made in France", emploie 9 000 personnes. L’AGPB, l'AGPM et la CGB souhaitent donc que cette activité soit encouragée. Pour ce faire, les associations appellent le gouvernement à opter pour une « politique plus volontariste, additionnant les biocarburants essence conventionnels et ceux issus de résidus et en augmentant le taux d’incorporation dans les essences à 8,3 % dès 2019 puis progressivement jusqu’à 15 % en 2030, en cohérence avec la programmation pluriannuelle de l’énergie ». « Les agriculteurs français sont en mesure de répondre à cette demande, et ce sans déforestation, sans augmenter les surfaces concernées et en protégeant les sols pour un vrai bénéfice environnemental ». 


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