Accaparement des terres agricoles La Confédération paysanne manifeste sur une parcelle du groupe chinois Hongyang

Terre-net Média

Environ 200 membres de la Confédération paysanne ont investi une parcelle parmi les 1 700 hectares acquis par le groupe chinois Hongyang dans le Berry. En déchaumant et semant la parcelle, le syndicat entend dénoncer l’accaparement et la financiarisation du foncier agricole foncier.

La Confédération paysanne a fait sa rentrée syndicale, mercredi 29 août 2018, dans l’Indre, sur les terres acquises par le groupe chinois Hongyang, pour dénoncer l’accaparement des terres agricoles françaises.

À Châtillon-sur-Indre, 200 agriculteurs membres du syndicat se sont réunis sur une parcelle des 1 700 hectares de terres acquises par le groupe chinois Hongyang. « En réalisant une action symbolique de chaumage et de semis sur ces terres, la Confédération paysanne entend dénoncer cet accaparement du foncier qui met en danger l’installation de jeunes paysans et participe à la mise en place de véritables fermes-usines, où la production d’une alimentation de qualité n’est pas la priorité », explique le syndicat dans un communiqué.

« Cette action organisée aujourd’hui en région Centre-Val-de-Loire fait suite à celle déjà organisée en juin sur le vignoble de Vincent Bolloré pour dénoncer l’appétit féroce de ces investisseurs et financiers. À titre d’exemple, le groupe Hongyang a également investi cette année pour acquérir 900 hectares dans l’Allier. »

« Ces accaparements sont notamment rendus possibles en raison d’une faille concernant les montages sociétaires », dénonce la Confédération paysanne. « Depuis la loi d’orientation agricole de 2006, il n’y a plus de contrôle des structures sur les sociétés agricoles, ce qui ouvre la voie à des montages sociétaires et à des transferts fonciers malsains et opaques. Il y a donc urgence à légiférer si nous ne voulons pas voir toutes les terres partir à des investisseurs dans un futur proche. Nous ne souhaitons pas l’interdiction des sociétés en agriculture (plus de 50 % des paysans sont en société) mais simplement un meilleur contrôle du foncier à travers les parts sociales. »


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