; Avis de Marc Fesneau sur la souveraineté alimentaire

Selon le ministre Marc Fesneau La question de la souveraineté alimentaire n'est pas « résolue »

AFP

Le nouveau ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a estimé samedi lors de son premier déplacement officiel, effectué dans le Cher, que la question de la souveraineté alimentaire n'était pas « résolue ».

« Parfois, on avait peut-être pensé que la question de la souveraineté était une question résolue, or la crise ukrainienne et les questions climatiques viennent montrer que la souveraineté n'est pas une question résolue », a déclaré le ministre lors d'un point presse dans une exploitation à Massay, près de Vierzon.

« Ce n'est pas la peine de parler de souveraineté, c'est un vain mot, si les agriculteurs ne trouvent pas de revenus », a ajouté le nouveau ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Figure du MoDem, élu du Loir-et-Cher, Marc Fesneau, qui a succédé à Julien Denormandie, a rencontré une dizaine d'agriculteurs du Cher, département touché par une sécheresse précoce. Il a échangé avec des agriculteurs syndiqués à la FNSEA ou à la Confédération paysanne sur les thèmes de l'irrigation, de la chaleur ou encore de la sécheresse.

Évoquant la guerre en Ukraine, Marc Fesneau a souligné que cette crise vient « rappeler qu'on a besoin de produire. La question quantitative n'est pas une question qui est derrière nous. La question de se nourrir n'est jamais une question derrière soi et les dérèglements climatiques viennent poser des questions quantitatives qui ne sont pas des petites questions », a-t-il estimé.

« Ce n'est pas chez nous que le problème va se poser là, mais parlons aux Egyptiens, à l'Algérie, à la Tunisie », qui peuvent se poser la question « de savoir s'ils vont pouvoir se nourrir », a-t-il ajouté, rappelant la nécessité d'« assurer la production et en même temps d'œuvrer en direction de l'environnement ».


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