Produits phytosanitaires Le ministre de l'agriculture signe le contrat de solutions

AFP

Le ministre de l'agriculture Didier Guillaume a signé lundi soir un « préambule » au « contrat de solutions », une démarche qui réunit le syndicat majoritaire, la FNSEA, et 42 partenaires pour réduire l'utilisation des produits phytosanitaires de synthèse.

« Qui sont ceux qui protègent le plus l'environnement, ce sont les agriculteurs de France », a déclaré le ministre au Salon de l'agriculture en invoquant « l'intelligence collective ».

Le ministre répond ainsi au souhait des organisations engagées de voir valider leur démarche. Celle d'agriculteurs qui ont entendu la demande des consommateurs pour moins de chimie mais veulent reprendre la main sur les moyens à mettre en œuvre pour y arriver. Avec cette signature, « ce soir c'est tout l'État qui reconnaît le bien fondé de cette méthode », a commenté Eric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, le premier syndicat agricole.

Selon ce texte, l'État s'engage notamment à « consulter (...) les représentants du Contrat de solutions sur les orientations prises en matière de protection des cultures », et à « intégrer certaines solutions concrètes ou itinéraires techniques du Contrat de solutions dans les éléments qui seront mis à disposition des conseillers pour conduire le conseil stratégique à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques, et dans la formation des conseillers et des agriculteurs».

En ce qui concerne le financement de ces mesures, nerf de la guerre pour la FNSEA, l'État s'engage « à mobiliser les budgets disponibles pour accompagner financièrement les agriculteurs et les filières agricoles dans la transition agroécologique, et notamment mettre en œuvre des solutions concrètes du Contrat de solutions ». Ce préambule indique que les excédents de la redevance pour pollution diffuse ne seront plus reversés à Bercy mais iront à la transition agroécologique.

Les objectifs fixés dans la loi et par le gouvernement portent sur une réduction de 25 % en 2020 de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques et 50 % en 2025, ainsi que sur la sortie du glyphosate « pour une majorité d'usages » pour lesquels il existe des alternatives accessibles et viables d'ici fin 2020, rappelle le texte.


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