Emission de CO2 des véhicules Les acteurs demandent la prise en compte des biocarburants

CLG Terre-net Média

Esterifrance, la FNSEA, les JA, le Ser et le SNPAA demandent la mise en œuvre d'une méthode de calcul plus pertinente des émissions de CO2 des véhicules. L'introduction d'un facteur de correction permettrait ainsi de tenir compte des baisses d'émissions induites par l'utilisation des biocarburants

Les acteurs de la filière rappellent que « les biocarburants liquides et gazeux (Biodiésel, Bioéthanol, BioGNV…) joueront un rôle de plus en plus important dans la décarbonation du secteur des transports ». Ils invitent donc les institutions européennes à tenir compte de leur impact dans leur travail de révision et création de règlements européens relatifs aux émissions de CO2 des véhicules légers et poids lourds.

Afin de réduire les GES de 40 %, comme prévu par l’Accord de Paris, l’Union Européenne et la France devront miser entre autres sur les biocarburants. « Liquides comme gazeux, ils seront en effet nécessaires à l'atteinte de ces objectifs de décarbonation et d'incorporation d'énergies renouvelables ». Un objectif de 14 % d'énergie renouvelable dans les transports, un des plus gros postes émetteurs de GES, d'ici 2030 est déjà prévu par la Directive européenne RED II. Toutefois, une évaluation des émissions CO2 des véhicules non adaptée et incomplète pourrait retarder leur développement.

« Le secteur agricole a besoin de soutien pour assoir son rôle essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans la transition énergétique à travers le développement de la bioéconomie. Il est donc important de prendre en compte les biocarburants dans le calcul des émissions des véhicules ».

Un changement de méthode nécessaire

La méthode actuelle de calcul des émissions à l'échappement dite du « réservoir-à-la-roue » (ou « tank-to-wheel ») n'est désormais plus pertinente. Adaptée à un système recourant intégralement aux carburants fossiles, elle doit maintenant évoluer pour prendre en compte le développement des énergies renouvelables dans le transport, et particulièrement des biocarburants.

Esterifrance, la FNSEA, les JA, le Ser et le SNPAA proposent ainsi que, « pour chaque sorte d'énergie utilisée par les véhicules neufs immatriculés, les États membres déduisent les émissions nettes de CO2 provenant des énergies renouvelables consommées ». Les plantes constituant la biomasse ayant capté du C02 dans l’atmosphère lors de leur vie, la combustion des carburants renouvelables produits à partir de cette biomasse ne contribue donc pas au réchauffement climatique. Une méthodologie commune devra ainsi être établie par la Commission européenne pour « déterminer les émissions nettes des énergies renouvelables, pour chaque énergie propulsant les véhicules, en prenant en compte l'analyse de cycle de vie ». Cela permettra de définir les objectifs de baisse de CO2 des constructeurs de véhicules sur la prochaine décennie par exemple. 


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