Projet de loi Alimentation Les agriculteurs du Modef veulent mettre la pression à Jean-Baptiste Moreau

Terre-net Média

L’actuelle version du projet de loi issue des États généraux de l’alimentation laisse « un goût amer » aux agriculteurs du Modef. Vendredi 22 juin, le syndicat organise un rassemblement devant la permanence parlementaire du rapporteur du projet de loi, Jean-Baptiste Moreau, à Jarnages, dans la Creuse.

Pour le Modef, le projet de loi Alimentation « laisse un goût amer, sans mesure concrète pour redonner des perspectives d’avenir ». « Le lancement des États Généraux de l’Alimentation avait suscité des espérances dans le monde paysan. À l’issue des débats à l’Assemblée Nationale, le projet de loi ne comportait que de faibles avancées sur le revenu des paysans. » Les députés ont recalé les amendements proposés par le Modef « notamment d’imposer des prix planchers agricoles, un coefficient multiplicateur aux distributeurs à partir des prix agricoles ».

« Le 13 juin, la commission des affaires économiques au Sénat a proposé 16 amendements et insisté sur le fait de revenir à l’essentiel, c’est à dire de « permettre aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail, réduire leurs charges et leurs contraintes, promouvoir les productions locales et de qualité. Le Modef va organiser un rassemblement ce vendredi 22 juin 2018 à 14h30 devant la permanence du rapporteur de la loi à Jarnages en Creuse, Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse. »

Le syndicat réclame toujours la « fixation de prix de prix planchers rémunérateurs garantis pour les produits agricoles en fonction de l’évolution des coûts de production, l’encadrement des marges de la grande distribution, des transformateurs et de l’agroalimentaire grâce au coefficient multiplicateur, l’interdiction des promotions sur les produits agricoles et la vente à perte, l’instauration de quotas afin de réguler la production, et l’arrêt des négociations commerciales avec le Tafta, le Ceta le Mercosur, etc… ». Le Modef demande aussi « l’obligation, pour les entreprises de l’agroalimentaire et la grande distribution qui bénéficient du CICE, à s’approvisionner en produits agricoles français et l’harmonisation des différentes réglementations en termes environnementales, sanitaires et sociales pour tous les États membres de l’UE. »

« Il est important que le gouvernement prenne conscience de la situation dramatique des paysans et surtout garantir un revenu décent à nos exploitants en fixant des prix planchers en fonction de l’évolution des coûts de production. »


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