Reconnaissance des Giee Les appels à projets régionaux seront lancés en janvier 2015

Terre-net Média

Le ministère de l'Agriculture veut faire vite dans la reconnaissance des premiers Giee. Il invite les régions à lancer les appels à projets dès janvier 2015.

GieeLe ministère espère les premières signatures de reconnaissance des Giee d'ici la fin du premier trimestre 2015. (©Terre-net Média)

Après la publication officielle, mi-septembre, de la loi d'avenir agricole, qui scelle dans le marbre le projet agro-écologique du ministre de l'Agriculture, ce dernier ne veut pas perdre de temps dans la reconnaissance des Giee. Ce sont les outils phare pour déployer les initiatives collectives permettant aux agriculteurs d'agir favorablement sur leur territoire tout en améliorant la performance économique, environnementale et sociale de leur exploitation.

Stéphane Le Foll va donc écrire aux préfets de région pour qu'ils lancent dès janvier 2015 les appels à projets en vue de reconnaître ces Giee, a indiqué le ministère mardi 9 décembre 2014. Il espère les premières signatures de reconnaissance des groupements d'ici la fin du premier trimestre 2015. Il pourrait aussi marquer le coup lors du salon international de l'Agriculture fin février.

D'un point de vue réglementaire, tous les textes essentiels permettant le déploiement de cette reconnaissance dans chaque région sont sortis. Outre la loi d'avenir pour l'agriculture, le décret d'application concernant les Giee a été publié au Journal officiel du 14 octobre. Une instruction technique du 25 novembre complète les modalités de reconnaissance et de suivi des groupements.

La reconnaissance avant la question des aides

Les dossiers de candidatures seront instruits par les commissions régionales de l'économie agricole et du monde rural au sein des Draaf, selon les dix critères de reconnaissance définis au niveau national, et déclinés ou adaptés au niveau régional. La reconnaissance sera valable pendant toute la durée du projet présenté par le groupement.

Les régions suivront les projets grâce à des bilans réalisés par les porteurs de projet eux-mêmes. Ces bilans devront avoir lieu a minima tous les trois ans. Les Chambres régionales d'agriculture et l'Apca, elles, auront la charge de la capitalisation des résultats.

Quel avantage tireront les agriculteurs à s'engager dans une démarche collective ? Si les textes permettent de flécher à terme certaines aides vers les agriculteurs membres d'un Giee, l'aspect financier ne pourra pas être la première motivation. « L'idée est d'aller au delà de la question des aides. Il s'agit avant tout d'une reconnaissance d'un changement collectif de pratiques sur un territoire donné », explique-t-on au ministère.

Les régions pourront faciliter l'accès à certaines aides publiques, notamment les fonds Feader, aux membres de Giee, par priorisation ou majoration. « Mais l'avantage premier des Giee, c'est de rapprocher les agriculteurs des citoyens, en faisant reconnaître leurs pratiques communes en faveur d'un territoire », insiste le ministère.

Pour tout savoir sur les Groupements d'intérêt économique et environnemental, cliquez sur Giee.

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