Fnsea Mise en œuvre de la Pac : « Des questions restent en suspens »

Terre-net Média

Xavier Beulin, le président du syndicat majoritaire, dénonce encore une fois la complexité des règles pour mettre en œuvre la Pac ou se conformer à la réglementation européenne. La simplification administrative annoncée maintes fois ne se traduit pas dans les faits.

Manifestation du la Fnsea le 5 novembre 2014 pour dénoncer la complexité des règles administratives.Manifestation de la Fnsea le 5 novembre 2014 pour dénoncer
la complexité des règles administratives. (©Terre-net Média.)
Les agriculteurs commencent l’année comme ils l’ont fini avec une conjoncture économique morose qui n’épargne quasiment aucune filière et des questions toujours sans réponse sur la mise en œuvre cette année de la Pac. Or le temps presse. Xavier Beulin, président de la Fnsea, s’étonne de ne pas avoir encore de réponse claire sur certains points portant sur les aides couplées en production bovine (plafonnement) et sur les critères de verdissement (et en particulier le surfaces d’intérêt écologique). Dans ces conditions, il souhaite que les prochains contrôles Pac aient cette année avant tout une dimension pédagogique. Xavier Beulin ne peut pas accepter que des agriculteurs soient sanctionnés lors de contrôles alors qu’ils n’ont aucun moyen de connaître toutes les règles de conditionnalité des aides à recevoir.

Les derniers réglages sur la Pac soulèvent encore une fois la complexité de la réglementation agricole et environnementale et dorénavant « les décalage entre les discours que tiennent les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie, Stéphane Le Foll et Ségolène Royal, et la réalité face à laquelle sont confrontés sur le terrain les agriculteurs ». Plein de bonnes intentions, leurs discours se traduisent, dans les faits, par de nouvelles surenchères pour appliquer les directives et les règlements européens, ce que dénonce encore une fois Xavier Beulin.    

Les exemples sont nombreux : l’application des règles sur l’entretien des cours d’eau ou l’épandage d’engrais sur les terrains en pente (directive nitrates). La manifestation du 5 novembre ne se traduit par aucune avancée concrète.

Et l’avenir ne présage aucun signe d’amélioration. Les projets de loi sur la biodiversité et sur la transition écologique pourraient rendre l’exploitation de certaines terres agricoles plus difficile. Ou créer des opportunités qui ne seront pas au final saisies. Citons par exemple la levée de l’interdiction pour nourrir les méthaniseurs avec du blé non commercialisable sur le marché intérieur et difficilement exportable sur les marchés tiers en raison de la concurrence étrangère.  

 


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