Publication des comptes agricoles Pour la Conf’ paysanne, les comptes 2017 rappellent « l’urgence du changement »

Terre-net Média

« Les revenus prévisionnels de 2017 ne combleront pas la chute de 2016 et la situation ne s’améliore donc pas réellement », a réagi la Confédération paysanne à la publication des comptes de l’agriculture par l’Insee jeudi 5 juillet. Pour le syndicat, cette publication rappelle « l’urgence du changement ».

« La publication des comptes de l’agriculture pour 2017 confirme la poursuite de la diminution des actifs tant paysans que salariés », a réagi la Confédération paysanne. « De même, la valeur brute de la production, toutes branches confondues, continue tendanciellement de baisser. Quant aux revenus prévisionnels de 2017, ils ne combleront pas la chute de 2016. La situation ne s’améliore donc pas réellement. En témoignent, les chiffres plus précis rendus publics ce matin par la MSA indiquant que le revenu moyen 2016 des paysans au réel dépasse péniblement les 1 000 euros par mois (12 763 euros annuels) ! »

« Il est regrettable que ces données, parfois difficiles à décrypter en raison du jargon statistique employé, ne soient pas suffisamment mises en perspective, ni ramenées à l’actif, qui est pour nous le véritable jalon. De plus, les petites fermes ne sont toujours pas prises en compte, malgré le début de travail réalisé en 2016, et bien qu’elles représentent pourtant un tiers des fermes en France. »

Pour la Confédération paysanne, les résultats « démontrent que l’industrialisation, la financiarisation via les accords de libre-échange, le dérèglement climatique, les atteintes à l’environnement, ou retour des grands prédateurs entraînent une grande variabilité des revenus, de fortes instabilités pour les paysans et la déstabilisation des agricultures locales, concourant ainsi à la disparition des paysans. »

« Tout cela dessine un paysage opposé au discours de Rungis mais en parfaite cohérence avec le projet de loi agriculture et alimentation qui ne rompt pas avec un système pourtant à bout de souffle et en opposition avec les attentes sociétales et des consommateurs pour une alimentation de proximité et de qualité. »

« A quoi servent ces comptes nationaux si les pouvoirs publics ne s’appuient pas dessus pour mettre en œuvre d’autres ambitions pour l’agriculture ? Ce sera donc aux paysannes et paysans de mettre un coup de pied dans la fourmilière pour atteindre ce changement nécessaire et indispensable. »


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