Négociations commerciales UE-Etats-Unis Pour la France, « pas question d'inclure l'agriculture dans les discussions »

AFP

A Innsbruck en Autriche, lors du conseil européen des ministres du Commerce, le secrétaire d'État français aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne a affirmé vendredi 5 octobre qu'il n'était pas question pour la France d'inclure l'agriculture dans les discussions commerciales menées par l'UE avec les États-Unis.

La relance des négociations commerciales entre l'Union européenne et les États-Unis se fera-t-elle sans l'agriculture ? C'est ce que souhaite la France. « La ligne rouge s'agissant de la France et de l'UE ? Ce sont les produits agricoles », a affirmé Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État aux Affaires étrangères, à son arrivée à une réunion des ministres du Commerce de l'UE à Innsbruck, en Autriche.

« Ces paramètres ne bougeront pas d'une virgule et d'un iota », a-t-il insisté, rappelant que la « feuille de route » des Européens restait pour lui la « déclaration commune » du président américain Donald Trump et de celui de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Après une rencontre à Washington le 25 juillet, les deux dirigeants s'étaient engagés à « travailler ensemble à l'élimination des droits de douane » sur les biens industriels entre l'UE et les États-Unis, à l'exception du secteur automobile. Cette annonce avait ouvert une trêve dans le conflit commercial entre les deux régions, au moment où Donald Trump menaçait encore de taxer les voitures européennes, après avoir déjà infligé des taxes punitives sur l'acier et l'aluminium du Vieux Continent.

Les Américains ont ensuite affirmé qu'ils souhaitaient que l'agriculture, un secteur très sensible pour les Européens, fasse également partie des discussions, ce à quoi l'UE se refuse catégoriquement.

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, et son homologue américain Robert Lighthizer se sont vu fixer mission d'esquisser les premiers contours de cet hypothétique accord a minima entre l'UE et les États-Unis. Mais les discussions avancent lentement. « Là, on est dans un processus de dialogue déjà. À ce stade, on en reste à ça », a souligné vendredi M. Lemoyne. « La réponse elle n'est pas dans les biceps que chacun montre, elle est dans la refondation, la reconstruction d'un ordre commercial international qui soit effectif », a-t-il conclu.


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