; Il ne faut plus considérer les Cuma comme des clubs de foot, selon Fncuma

Assemblée générale de la Fncuma Stéphane Gérard : « Il ne faut plus considérer les Cuma comme des clubs de foot ou des associations quelconques »

Arnaud Carpon, Terre-net Web TV Terre-net Média

Pour développer le réseau des Cuma, Stéphane Gérard, le président de la Fncuma entend continuer à inciter les agriculteurs à « adhérer à un dispositif qui va générer des économies, et donc du revenu pour leur exploitation ». Il souhaite aussi professionnaliser et structurer davantage les coopératives, dans un modèle plus proche des Pme-pmi. Lors de son assemblée générale du 30 mai 2012, la FnCuma a aussi rappelé ses revendications en matière d’emploi.

Si, en interne, le réseau des Cuma doit se structurer et se professionnaliser pour ne plus être considéré « comme des clubs de foot ou des associations quelconques », Stéphane Gérard, le président de la Fncuma, a rappelé au représentant du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire les revendications historiques de son réseau pour développer l’emploi.

Les Cuma demandent ainsi depuis plusieurs années le relèvement du niveau d’accompagnement des investissements des Cuma. Ces dernières disposent actuellement d’une enveloppe annuelle de 3 millions d’euros pour les prêts bonifiés à moyen terme spéciaux Cuma (Mts-Cuma). « Or nos besoins sont nettement supérieurs, de l’ordre de 7 M€ ».

Stéphane Gérard dénonce aussi les plafonds actuels d’investissementw qui encadrent les prêts Mts-Cuma. Ils ne correspondent plus à la réalité des lourds investissements réalisés par les coopératives.

Accès aux mesures de réduction des charges sociales

Le président de la Fncuma déplore par ailleurs l’impossibilité pour les Cuma de bénéficier des mesures de réduction des charges sociales pour les travailleurs occasionnels.

« Je suis agriculteur à titre individuel. J’emploie un saisonnier et je bénéficie d’exonérations de charges sociales pour ce travailleur occasionnel, explique le président de la Fncuma. Je suis aussi dans une Cuma qui ne peut pas, elle, bénéficier de ces exonérations pour les travailleurs occasionnels qu’elle emploie. Il y a quelque chose d’assez scandaleux. Cela bloque l’initiative de Cuma sur des thématiques diverses : récoltes de grandes cultures, viticulture… »

Les Cuma constituent un potentiel important d’emploi. En coopérative, il peut être un excellent tremplin pour des jeunes qui souhaitent s’installer sur une exploitation.

Selon les données de la Msa, 1.640 Cuma, soit seulement 15 % de l’ensemble des coopératives, employaient 4.700 salariés en 2009. A ce chiffre, s’ajoutent 800 salariés provenant de groupements d’employeurs associatifs et qui travaillent au sein des Cuma.

La France dénombre 13.400 coopératives d’utilisation du matériel agricole, dont 11.340 adhérentes à une même fédération. 40 % des agriculteurs sont adhérents d’une Cuma, selon la Fncuma.


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