Pac après 2020 Un bilan mitigé pour le Comité européen des régions

CLG Terre-net Média

Le 1er juin à Bruxelles, la Commission européenne présentait la proposition sur la politique agricole commune après 2020. Karl-Heinz Lambertz (BE/PSE), président du Comité européen des régions (CdR) a aussitôt réagi. Selon lui, ces propositions ne permettront pas à l'UE d'atteindre ses objectifs de maintien d'une agriculture familiale et d'un tissu rural vivant.

À l’issue de la présentation par la Commission européenne de la Pac après 2020, Karl-Heinz Lambertz (BE/PSE), président du CdR, a déclaré : « Les coupes drastiques dans le budget consacré au développement rural, l'augmentation du cofinancement pour la politique de développement rural et la sortie du financement du développement rural par la Pac du cadre de la politique de cohésion, ne permettront pas de maintenir l'agriculture sur l'ensemble des territoires et de conserver un tissu rural vivant, afin de répondre à l'objectif de cohésion territoriale inscrit dans le traité de Lisbonne ».

Au-delà de la Pac, il serait indispensable de considérer les territoires ruraux dans l'ensemble des politiques européennes, puisque leurs besoins dépassent largement les possibilités du pilier du développement rural de la Pac. Ainsi, la Commission doit prendre en compte les besoins spécifiques des zones rurales et péri-urbaines afin d’assurer un meilleur équilibre territorial et une meilleure cohésion.

Le rapporteur du CdR sur l'avenir de la Pac après 2020, Guillaume Cros (FR/PSE), vice-président du Conseil régional d'Occitanie, a quant à lui souligné : « Une grande partie des agriculteurs vendent leurs produits à perte et ont un revenu qui n'est pas digne de leur travail. Sans prix agricoles justes, sans reconnaissance économique, les jeunes continueront de se détourner de ce métier. Or le règlement sur l'organisation commune des marchés proposé aujourd'hui par la Commission ne sera pas suffisant pour prévenir les crises sectorielles. La Commission doit proposer aux agriculteurs des outils de régulation des marchés plus efficaces et moins coûteux que le déclenchement de mesures de crises a posteriori ».

Aussi, même si le Comité se félicite d'une plus juste répartition des paiements directs entre pays de l'UE ainsi que de la mise en place d'un paiement redistributif pour les premiers hectares, quelques interrogations demeurent quant à la portée réelle des propositions pour le plafonnement et la dégressivité. Le CdR demande donc à la Commission d'évaluer le pourcentage d'aide effectivement redistribuable aux petits agriculteurs dans chaque Etat membre via ces nouveaux mécanismes.


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