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Étape 1 : Rotation et assolement Des atouts pour une maîtrise durable des adventices

Bayer

Et si pour maîtriser la propreté des parcelles de céréales, la solution passait par la rotation ? Au moment des choix d’assolement de rotation, voici quelques points de repères et conseils pour faire les bons choix et préserver son capital parcellaire.

Etape 1 rotation, assolement

Rotation et assolement

Les adventices ont des périodes de levée préférentielles et spécifiques. Avec une succession de cultures d’hiver colza/blé/orge, les adventices comme les bromes, folles avoines, vulpins, gaillets, géraniums, sanves, ravenelles ou ray-grass, trouvent des conditions idéales à leur développement. Leur cycle de croissance est alors calé sur celui de la culture.

Époques de levées des adventices
(Source : Arvalis - Institut du végétal)

Epoques de levées des adventices
 

C’est bien connu, l’alternance des cultures perturbe le cycle des mauvaises herbes d’une parcelle en diversifiant les périodes de semis (automne, printemps). Mais cette succession de cultures permet aussi d’alterner les modes d’actions des matières actives. 

Quels sont les grands effets de la rotation sur le désherbage ?

L’introduction de cultures de printemps diminue le stock semencier

La rotation des cultures, et plus particulièrement l’introduction de cultures de printemps, évite la montée en puissance de plusieurs générations d’adventices et amorce même leur déclin : on parle du taux annuel de décroissance. La durée entre deux générations successives d’une même adventice va devenir trop longue, d’où une diminution du stock semencier dans le sol. 

Effets de la rotation sur le désherbageEffets de la rotation sur le désherbage  

La rotation permet également d’alterner et diversifier les modes d’action herbicides
L’introduction d’une nouvelle culture de printemps dans la rotation permet aussi de repenser le désherbage en introduisant d’autres familles chimiques avec des modes d’action différents. Un point essentiel pour limiter le risque de résistances.

L’intérêt de la rotation des cultures pour mieux utiliser des familles chimiques est donc double :
- Multiplier les modes d’action disponibles à l’échelle de la rotation pour lutter contre l’adventice cible. 
- Alterner et associer les modes d’action lors des traitements herbicides, au sein de la campagne et entre les campagnes.

En pratique, comment faire ?

 Deux cas possibles :

  • Soit la parcelle est propre et il faut adopter une stratégie d’entretien du Capital Propreté Parcelles dans le cadre d’une rotation «type» sur l’exploitation.
  • Soit la parcelle est sale et il est nécessaire d’analyser précisément votre situation, seul ou accompagné d’un expert technique.

1. Déterminer le Capital Propreté de la Parcelle
C’est-à-dire bien identifier l’adventice problématique de la rotation et son niveau d’infestation. Les solutions à mettre en œuvre dépendent de la nature de l’adventice. Plus le niveau d’infestation est élevé, plus il est urgent d’utiliser la rotation comme levier agronomique pour un désherbage réussi et responsable. Car, un manque de maîtrise des adventices peut causer jusqu’à 24 q/ha de perte sèche sur blé (source Arvalis 15 essais).

En cas de doute sur l’identification d’une adventice, les applications Gram ID et Dicot ID, disponibles sur Google Play et Apple Store pour Android et Iphone peuvent vous aider. En quelques questions, ces applis vous aident à déterminer les flores graminées vivaces et dicotylédones présentes dans les parcelles.

Schéma nuisibilité

2. Savoir quelle culture permet de lutter contre quelle adventice
Les adventices trouvent des conditions idéales à leur développement selon la culture implantée car leur cycle de croissance est calé sur celui de la culture. A l’inverse, certaines cultures leur sont défavorables. Petit tableau pour s’y retrouver.

Tableau
 3. Déterminer la bonne rotation pour casser le cycle des adventices

En pratique, la rotation doit être : 

-   longue, pour lutter contre les adventices, mais aussi contre les maladies et les ravageurs, 

-   diversifiée en termes de familles botaniques et de date de semis.

Exemple de rotation type pour une exploitation céréalière : 
• Année 1 : Culture d’automne de type colza, qui est une tête d’assolement nettoyante. 
• Année 2 : Céréale d’hiver type orge d’hiver, qui est une culture étouffante. 
• Année 3 : Culture semée au printemps type maïs, tournesol, soja, betterave sucrière, pomme de terre. 
• Année 4 : Céréale d’hiver. 
• Année 5 : Culture semée en sortie d’hiver : protéagineux, betterave, orge.

Bien sûr, il faut s’adapter au(x) précédent(s), à la qualité de la terre et aux perspectives économiques.

 

Des résultats concrets sur des essais pluriannuels.

L’introduction d’une culture de printemps comme le maïs peut réduire de moitié le nombre de graminées dans le blé suivant le maïs.

Exemple des essais mis en œuvre :

Exemple des essais

Conclusion : La rotation des cultures, un levier agronomique à la base d’un désherbage réussi et responsable.

Rendez-vous en juillet lors de l’étape 2, pour des conseils avisés sur les conduites culturales !


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