
Afin d’optimiser le temps de travail, de réduire les charges de mécanisation, de maximiser le revenu… le labour a été remplacé par des techniques simplifiées. Les successions culturales sont devenues de plus en plus courtes, comportant davantage de cultures d’hiver, et les dates de semis n’ont cessé d’avancer. Ces systèmes de culture simplifiée contribuent à augmenter les problématiques de flore, notamment par la présence accrue des graminées d’automne (vulpin, ray-grass).
Enfouir les graines tous les 3-4 ans
La plupart des semences d’adventices sont incapables de germer au-delà de 10 cm de profondeur. Un labour permet d’enfouir jusqu’à 90% des graines présentes en surface. Une fois enterrées profondément, les adventices, notamment les graminées ne peuvent plus lever et disparaissent progressivement. S’il est appliqué tous les 3 à 4 ans, il permet ainsi de détruire les semences des adventices qui ont un fort taux annuel de décroissance, ce qui est le cas de la plupart des graminées à problème comme le ray-grass, le vulpin ou le brôme. Il permet par ailleurs à l’agriculteur de lutter conjointement contre les maladies, à l’image de la septoriose du blé ou de la fusariose.

Conseil* : sur ce schéma, une partie du sol superficiel reste en surface. Pour pallier à ça, l’utilisation d’une charrue en rosette permet d’enfouir les dernières parties vertes.
Fabien Bellet - Ingénieur Technique Bayer – région Centre
« En situation difficile, il faut un programme et des leviers agronomiques : cette année un labour + décalage de semis, ça a très bien marché à 90%. Il faut combiner les deux, ne pas se passer des phytos car l’efficacité est au RDV. »
Rappel du taux annuel de décroissance (TAD) des graminées

Le labour est puissant contre les graminées à fort TAD. Le TAD correspond au pourcentage de graines qui vont disparaitre année après année lorsqu’elles sont enfouies dans le sol. Utilisé tous les ans il remontera une partie des graines encore viables qui auront été stockées dans les horizons du sol. C’est pourquoi il est conseillé tous les 3 à 4 ans.
La folle avoine, bien qu’ayant un fort TAD, est capable de germer profondément et 4 à 8 pieds / m² suffisent pour impacter le rendement de 5% (Source : A. RODRIGUEZ, ACTA).
Une efficacité à l'échelle de la rotation sur blé et colza

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