Récoltes de céréales de 2011 31 Mt de blé avec des rendements en recul de 15 % par rapport 2010

Terre-net Média

FranceAgriMer a publié ses premières estimations de productions de blé et d’orge pour 2011 ce 8 juin 2011. Avec 31 Mt, la récolte de blé serait proche de celle de 2007 et de 2003. Celle d’orge est estimée à 8,7 Mt avec des rendements en baisse de 12 % par rapport à 2010. Le niveau des cours pourrait compenser une partie des pertes de production occasionnées par la sécheresse. Et avec un potentiel de 18 Mt de blé et d’orge exportables, la France resterait un acteur majeur sur les marchés européen et mondial.


Selon Rémi Haquin, la production de blé française 2011 devrait
atteindre les 31 millions de tonnes. (© Terre-net Média)

Tout n’est pas joué dans toutes les régions de France. Le nombre d’épis est connu mais la météo de ces derniers jours est favorable à la formation des grains, en nombre et en poids. Avec un mois d’avance, FranceAgriMer s’est livré ce 8 juin, à des estimations de production en blé et en orge pour 2011. A l’issue de son dernier conseil spécialisé « Céréales » de campagne, le président Rémi Haquin a annoncé une production de blé de 31 millions de tonnes (Mt) et de 8,7 millions de tonnes d’orge. Ces estimations sont réalisées sur la base d’un rendement en blé de 61,5 q/ha et de 51,1q/ha en orge; des rendements respectivement inférieurs de 15 % et de 12 % par rapport à 2010.

Une capacité d'exportation de 18 millions de tonnes

La « petite récolte pour 2011 » n’entache pas la vocation exportatrice de la France. Les premières prévisions de campagne laissent à penser que la production de blé française serait cette année proche de celle de 2003 ou de 2007, avec une capacité d’exportation de 18 millions de tonnes vers l’Union européenne (8 Mt pour le blé et 3,4 Mt pour l’orge) et vers les pays tiers (respectivement 6 Mt et 0,8 Mt). Enfin, les stocks de fin de campagne seraient tendus avec 2 millions pour le blé et 700.000 tonnes pour l’orge.

L’ensemble de ces prévisions sont à apprécier à leur juste valeur tiennent à préciser les experts de FranceAgriMer. Tout d’abord parce que personne n’est en mesures d’appréhender l’évolution des conditions météorologiques dans les prochaines semaines, aussi bien en France qu’en Europe centrale et orientale, et même en Amérique du Nord.

Les marchés pourront compenser une partie de la baisse des rendements

Enfin, parce que les marchés pourront compenser une partie de la baisse des rendements, et donc des pertes de récoltes, par des cours élevés dont profiteront les céréaliers dès le début de campagne. Ce qui n’a pas été le cas au début de la campagne 2010. De nombreuses prises de position ont du reste déjà été prises.

Bien que les prévisions mondiales en matière de production de blé et d’orge s’inscrivent dans la moyenne, sans plus, la France aura à faire face, avec ses capacités d’exportations réduites vers les pays tiers, au retour de la Russie et de l’Ukraine sur le marché. Les deux pays tenteront de regagner des parts de marché perdues avec les pays du Maghreb.

Selon des chiffres rapportés par FranceAgriMer, le disponible exportable en blé russe est de 8,5 Mt d'après le Cic et de 10 Mt d'après l’Usda. Pour l’Ukraine, il est évalué à 10 Mt de blé, « un chiffre comparable au volume record de 2008 ».

En revanche, le Benelux redeviendra pour la France la destination majeure de ses exportations de céréales à paille en Europe.

Retrouvez les cours des matières premières agricoles sur l'Observatoire des marchés.


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