Matières premières agricoles Bruxelles promet plus de transparence

Afp

Le commissaire européen en charge de l'Agriculture, Dacian Ciolos, a promis mardi de contribuer à davantage de transparence concernant les matières premières agricoles, en s'engageant à publier à partir de l'automne les prévisions de marché à court terme.


Selon Dacian Ciolos, l'UE va faire la transparence totale sur ses
prévisions de marché à court terme dès l'automne 2011.
(© Terre-net Média)

« Je vais prendre un engagement très concret: l'Union européenne va faire la transparence totale sur ses prévisions de marché à court terme dès l'automne 2011 », a déclaré le commissaire lors d'une conférence à Bruxelles consacrée à la volatilité des prix des matières premières. Ces données concerneront « les céréales, les oléagineux, le lait et les produits laitiers et les viandes », a-t-il précisé.

Selon son entourage, les données pourraient être publiées régulièrement à partir du mois d'octobre. Cela suppose également la mise en place d'un système de collecte de données à l'échelle européenne, dans le cadre duquel les Etats de l'UE informeraient la Commission de l'état des stocks privés et publics, auxquels s'ajouteraient les données des stocks d'intervention européens, a-t-on précisé dans l'entourage de M. Ciolos.

« Il n'y a pas d'information sur les stocks »

Le président français Nicolas Sarkozy, mardi à Bruxelles, a mis en garde contre la hausse du prix des matières premières, qui constitue selon lui « une des principales » menaces pesant sur la croissance mondiale. M. Sarkozy, qui préside également cette année les G8 et G20, forums des principales puissances économiques, a fait de la lutte contre la hausse des prix des matières premières, énergétiques et agricoles notamment, l'un de ces chevaux de batailles.

Parmi les solutions préconisées par le président français pour contenir les prix des matières premières, figure outre la régulation, une plus grande transparence des marchés. « Il n'y a pas d'information sur les stocks » ni sur « ceux qui font les transactions », ce qui rend le marché « opaque », donc sujet à toutes les spéculations, a déploré Nicolas Sarkozy.


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