Coop du Sud Union Grains de soleil : un intérêt commun

CD Terre-net Média

Créée il y a trois ans maintenant, l’union de commercialisation Grains de Soleil revient sur l’intérêt économique de se regrouper, pour conquérir de nouveaux marchés et peser davantage dans les discussions avec les opérateurs.


La mise en commun des outils pour faire face à
la concentration des clients. (© Bollène-Barjac)

L'assemblée générale de l'union de commercialisation céréalière Grains de Soleil s’est tenue fin mars dans les locaux de la Coopérative agricole de la Drôme provençale (Cadp) à Montélimar. Créée il y a trois ans, l’union Grains de soleil a pour vocation de « regrouper l’offre afin d’avoir des volumes suffisants pour pouvoir marquer des prix mensuellement », précisait Pierre Volle, président de la structure.

L’arrivée de la Cadp en 2010 dans l'union a permis d'augmenter les volumes traités, de 52.500 t à plus de 92.000 t, soit une hausse de 76 %. En pleine hausse des prix« le chiffre d’affaires de la structure devrait dépasser les 22 millions d’euros, contre 9 millions d’euros enregistrés en 2009, au bénéfice de nos coopératives et de nos adhérents agriculteurs », poursuivait Pierre Volle.

Bénéfices communs visibles

Quant à la création de l’union, « face à la concentration de nos clients, il est nécessaire de regrouper notre offre pour équilibrer la négociation », résume-t-il. Après trois ans de travail en commun, « les trois campagnes d’analyses qualité mutualisées chez les semouliers ont permis à l’ensemble des coopératives d’économiser des dizaines de milliers d’euros de réfactions. La mise en avant de cet avantage commun facilite l’équitable répartition des rares réfactions restantes », poursuivait-il.

Il a rappelé toute l’importance du silo portuaire de Bollène pour toucher les marchés export, accessibles « par le regroupement de l’offre, et bénéficiant aussi à ceux qui n’ont pas d'outil portuaire sans frais de fret et d’entrées/sorties ».

« Nous avons ensemble un intérêt commun à faire fonctionner cet outil et diminuer ses coûts de fonctionnement. Quand on sait que le coût moyen d’un transfert est de 10 euros en France et de 17 euros dans notre région, n’avons-nous pas un intérêt économique évident à aller plus en avant dans la gestion en commun de nos capacités de stockage et de notre logistique ? » Cet outil, comme les autres mis en commun, permet également de limiter les risques financiers, toujours plus importants « du fait de l’augmentation des prix ».

En partenariat avec le Vaucluse Agricole.

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