Commerce La France veut « beaucoup plus » d'échanges avec la Chine

AFP

Le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire a plaidé vendredi pour une forte augmentation des échanges commerciaux avec la Chine, notamment grâce à un accroissement des contrats entre petites et moyennes entreprises (PME). « Notre relation économique n'est pas à la hauteur de la qualité de la relation politique entre nos deux États », a déclaré M. Le Maire lors d'une conférence de presse conjointe avec le vice-Premier ministre chinois Hu Chunhua à Paris

« Nous sommes déterminés avec le vice-Premier ministre à obtenir des résultats qui doivent se traduire par des échanges commerciaux avec la Chine beaucoup plus importants que ceux que nous avons atteints jusqu'à présent », a-t-il martelé alors que se terminait le 6e dialogue économique et financier franco-chinois de haut niveau. « Les grands contrats sont évidemment très importants, que ce soit dans l'aéronautique, le nucléaire, l'agriculture, mais les ceux entre les PME sont vitaux aussi », a souligné le ministre français.

Alors que les deux parties ont souligné leur attachement à un cadre multilatéral et au rôle de l'OMC, Bruno Le Maire a affirmé que « la guerre commerciale avec la Chine que nous connaissons actuellement va avoir un impact important et négatif sur la croissance mondiale dans les mois qui viennent ». M. Hu a déclaré pour sa part que la France et la Chine « s'opposaient ensemble à l'unilatéralisme et au protectionnisme » et souligné que pour la première fois, la question de l'agriculture avait été abordée dans le cadre de ce dialogue, permettant notamment d'envisager la reprise effective des exportations de volailles françaises vers la Chine dès avril 2019. Pékin avait fermé ses portes fin 2015 aux produits avicoles français à la suite de la réapparition de la grippe aviaire en France.

Bruno Le Maire s'est par ailleurs félicité de la décision chinoise d'ouvrir davantage son secteur financier. « Une licence a été accordée à un établissement bancaire, c'est un très bon signal, et d'autres banques doivent pouvoir en bénéficier prochainement », a-t-il encore déclaré. Enfin, l'ambition de Paris de ravir à Londres le rang de première place financière en Europe « doit nous permettre aussi d'ouvrir avec nos partenaires et amis chinois une relation en matière financière beaucoup plus étroite et beaucoup plus coopérative », toujours selon le ministre français.


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