Céréales La vigueur de l’euro atténue la hausse des cours du blé

Terre-net Média

Aux Etats-Unis, l'état des blé suscite des craintes ce qui n'est pas le cas pour le moment dans la région de la mer Noire. Le froid qui sévit en Ukraine et en Russie est toutefois inhabituel.

Neige sur une plaineDes dégâts ont été rapportés sur des blés de type Srw cultivés dans l’Illinois et le Missouri, faute d’une couverture neigeuse suffisante pour assurer une protection correcte.  (©Terre-net Média)Dans sa note de synthèse du 17 février dernier, Agritel souligne que « les opérateurs restent particulièrement vigilants à l'évolution de la situation climatique sur l'hémisphère nord ».

« L’Amérique du Nord subit des conditions météorologiques exceptionnellement froides depuis le début de l’année » précise FranceAgriMer. La région des grands lacs est particulièrement concernée et des dégâts ont été rapportés sur des blés de type Srw cultivés dans l’Illinois et le Missouri, faute d’une couverture neigeuse suffisante pour assurer une protection correcte. Par ailleurs, au froid s’ajoute un déficit hydrique qui s’aggrave au Kansas, région capitale pour la production du Hard Red Winter. Faute d’une couverture neigeuse suffisante, la situation se dégrade. En témoigne le dernier rapport sur l’état des cultures, qui abaisse fortement les notations dans les principaux Etats producteurs de Hrw, Kansas et Oklahoma. La hausse des prix constatée aux Etats-Unis reflète bien sûr les craintes que suscitent ces conditions météo sur la récolte à venir, mais aussi un marché physique tendu, car la faiblesse des températures crée également des difficultés logistiques dans l’acheminement des céréales. 

Par ailleurs, l’Usda a publié les chiffres officiels de surfaces semées en blé d’hiver aux Etats-Unis : 17 Mha au total, soit 3 % de moins que l’an dernier, la diminution étant due au Soft Red Winter avec 3,4 Mha emblavés (4,1 Mha en 2013) ».

Le blé américain à parité avec le blé français

Alors que « les origines nord-américaines ont entamé une nette remontée, gagnant entre 12 et 20 $/t en l’espace de quelques jours début février, en raison des craintes suscitées par la vague de froid exceptionnelle qui s’est abattue sur cette région du globe », « les origines communautaires et mer Noire sont restées très largement à l’écart de ce mouvement, de sorte que le blé américain, qui bénéficiait depuis plusieurs semaines d’une bonne compétitivité-prix, est désormais quasiment à parité avec le blé français », souligne FranceAgriMer. La vigueur de l’euro (1,37 €/$) fausse l’évolution favorable sur les prix déjà observée outre-Atlantique.  

« Du côté de la mer Noire, la situation ne suscite pas de craintes sérieuses, pour le moment, du fait que la plupart des régions bénéficient d’une couverture neigeuse convenable. Le froid qui sévit en Ukraine et en Russie est cependant inhabituel. Les températures sont inférieures de 10 à 20 °C aux normales saisonnières et ont pu atteindre jusqu’à - 20°C (avec des températures au sol parfois inférieures à - 17°C) dans les régions majeures de production de blé que sont l’est de l’Ukraine et le district fédéral du sud en Russie. Les cours du blé en provenance de cette région (279 $t le 6 février) restent supérieurs aux origines européennes et américaines, mais surtout, ils ont actuellement une valeur largement nominale : les producteurs sont faiblement vendeurs (en Ukraine, les troubles politiques créent un climat peu favorable aux affaires) et la rudesse des conditions météo perturbe la logistique. »

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D'après FranceAgriMer.

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