Céréales Le blé à l'équilibre, soutenu par un dollar fort

AFP

Les prix du blé étaient à l'équilibre mardi en début d'après-midi, soutenus par un dollar fort et une parité avantageuse du billet vert avec l'euro.

Peu avant 14h30 (13h30 GMT) sur Euronext, la tonne de blé reculait à peine, de 25 centimes d'euro, tant sur l'échéance rapprochée de décembre à 162,50 euros que sur l'échéance de mars à 167,25 euros, avec un modeste volume de moins de 6.000 lots échangés.

L'euro était en effet en baisse face à un dollar revigoré par la perspective d'un nouveau resserrement monétaire le mois prochain, tandis que la monnaie unique souffrait d'un indicateur allemand décevant dans un marché dans l'ensemble sans grand élan. Cette évolution favorisait par conséquent les marchandises européennes à l'export.

Cet élément de soutien permettait au maïs d'être à l'équilibre, étant inchangé sur janvier à 157 euros la tonne et regagnant 25 centimes sur mars à 162,75 euros, pour quelque 400 lots échangés.

Lors d'un point-presse tenu à son siège parisien, l'AGPM (producteurs de maïs français) a confirmé que cette année, elle avait « les quintaux, mais pas les prix », comme l'a résumé sa secrétaire générale, Anne-Claire Vial, fraichement nommée à la tête de l'institut technique Arvalis.

Car malgré une baisse de 5 % des surfaces cultivées en maïs, la production hexagonale a opéré un très net redressement par rapport à 2016, augmentant de 12 %, selon des estimations encore à affiner, qui la placent aux environs de 13,9 millions de tonnes (Mt) contre 12,3 Mt en 2016.

Les producteurs français ont en effet vu leur rendement moyen progresser très nettement de 15 %, atteignant 103 quintaux à l'hectare, contre 89 l'an dernier, malgré un stress hydrique encore très présent, toutefois compensé par de bons épisodes de pluies au mois d'août et par les progrès de la génétique.

« Malheureusement, la baisse des prix absorbe presque totalement la hausse des rendements », souligne Matthieu Caldumbide, directeur adjoint de l'AGPM. La faute à la production record au Brésil et à des rendements à nouveau au rendez-vous aux Etats-Unis, qui pèsent fortement sur les prix.

Malgré le déclenchement dès le mois d'août de droits de douanes, les importations de maïs depuis les pays tiers dans l'Europe des 28 ont progressé de 72 % sur la période de juillet à octobre, notamment en raison du « retour des origines Brésil », souligne Matthieu Caldumbide.


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