Chicago hebdo Le maïs, le soja et le blé rebondissent

AFP

Les prix du maïs et du soja échangés à Chicago ont profité cette semaine des interrogations sur les conditions  météorologiques en Amérique du Sud et de bonnes ventes à l'étranger. Le blé s'est aussi apprécié.

Mais Dans le Mato Grosso au Brésil, « l'abondance de pluies pourrait dans certaines zones empêcher les agriculteurs de semer leur maïs », a indiqué Bill Nelson de Doane Advisory Services. (©Terre-net Média)

L es cours du soja évoluent beaucoup ces derniers temps au gré des  prévisions sur le temps en Argentine , important producteur de l'oléagineux. « Même si des pluies sont tombées, certaines zones restent sèches et les anticipations à moyen terme ne sont pas très rassurantes à ce sujet », a souligné Bill Nelson de Doane Advisory Services. Au Brésil, la situation pour le soja est bien meilleure. En revanche, « dans le nord du pays, dans l'État du Mato Grosso , l'abondance de pluies pourrait dans certaines zones empêcher les agriculteurs de semer leur maïs », a indiqué  le spécialiste.

Parallèlement, aux États-Unis, l'annonce vendredi matin de ventes à l'étranger de bonne tenue, bien au-dessus des attentes pour le maïs et en haut de la fourchette des prévisions pour le soja, a aussi participé à la progression des prix. Toutefois, a nuancé Dewey Strickler de Ag Watch Market Advisors, « avec un rendement record en 2017 et des stocks de fin de campagne à leur plus haut niveau en 20 ans aux États-Unis, il devient difficile de justifier une hausse beaucoup plus prononcée » des cours du maïs . De même, même si le soja a profité de l'annonce vendredi dernier par le ministère américain de l'agriculture (USDA) d'une révision à la baisse de ses prévisions de stocks de fin de campagne aux États-Unis, ces derniers « sont à leur plus haut niveau depuis 2006 », a rappelé le spécialiste.

Quelles seront les conséquences des températures glaciales aux  États-Unis sur la production de blé ?

Les cours du blé de leur côté avaient beaucoup baissé après l'annonce par l'USDA de chiffres plus élevés que prévu concernant la superficie consacrée cette année aux États-Unis au blé d'hiver, à environ 32,6 millions d'acres. « Cela resterait la plus faible surface enregistrée depuis que ces chiffres sont disponibles, mais c'est plus que les 31,5 millions d'acres attendus en moyenne », ont souligné les analystes de Commerzbank. Mais les observateurs continuent à s'interroger sur les conséquences des températures glaciales qui sont tombées en début d'année sur les principales zones de production du blé d'hiver . « On ne saura pas déterminer avec précision avant plusieurs semaines à quel degré les récoltes ont pu être affectées mais dans le doute, c'est un facteur de soutien au prix », a souligné M. Nelson.

Un autre élément ayant pu inciter cette semaine les investisseurs à parier un peu plus sur un regain de demande pour le blé produit aux États-Unis est selon lui le repli du dollar. Un affaiblissement du billet vert face aux autres devises a en effet tendance à rendre plus attractifs les achats de la céréale américaine sur un marché mondial très concurrentiel. Il tarde cependant à se traduire concrètement, l'USDA ayant fait part vendredi de ventes de blé à l'étranger décevantes pour la troisième semaine d'affilée.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le contrat le plus actif, a terminé vendredi à 3,5250 dollars contre 3,4625 dollars vendredi dernier à la clôture (+ 1,80 %). Le boisseau de blé pour mars, également le contrat le plus échangé, a fini à 4,2275 dollars contre 4,2050 dollars la semaine dernière (+ 0,54 %). Le boisseau de soja pour mars, contrat le plus actif, a clôturé à 9,7725 dollars contre 9,6050 dollars vendredi dernier (+ 1,74 %).

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