Céréales Le marché européen se détend après une hausse due à la météo américaine

Afp

PARIS, 20 mars 2014 (AFP) - Les cours des céréales européennes étaient quasi-stables jeudi à la mi-journée, grâce à une parité euro-dollar plus favorable, après une forte hausse mercredi en fin de séance, liée aux inquiétudes sur les effets de la sécheresse sur le blé américain.

Vers 12h30 (11h30 GMT) sur Euronext, la tonne de blé gagnait 25 centimes à 213,50 euros sur l'échéance de mai, et 50 centimes sur celle de novembre à 206,25 euros, dans un volume d'échanges nourri de près de 10.000 lots toutes échéances confondues. A la même heure, le maïs perdait 50 centimes sur l'échéance de juin à 186 euros et 75 centimes sur celle d'août à 191,25 euros. Environ 400 lots avaient changé de main. L'euro baissait nettement mercredi face à un dollar revigoré par des propos de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) suggérant un relèvement des taux d'intérêt aux États-Unis mi-2015.

Mercredi en fin de journée, « les cours du blé ont évolué en nette hausse sur la place parisienne dans le sillage du marché de Chicago. Les inquiétudes sur les dégradations des cultures persistent », explique Offre et Demande agricole. « Les blés dans les Grandes Plaines américaines, auraient reçu depuis le début de l'année 2014, deux fois moins de pluie que la normale, et les prévisions météorologiques n'annoncent pour l'instant aucune précipitation sérieuse pour les semaines à venir », ajoute le cabinet Agritel dans une note.

Le blé cultivé dans ces régions est de la variété Hard Red Winter (HRW), « qui représente la moitié de la production de blé américaine, 40 % des exportations, un beau produit meunier qui sert à faire du pain dans pas mal de pays du monde », explique Damien Vercambre de la société Inter-Courtage.

Les prix du maïs ont été entraînés par ceux du blé, sachant que « la bonne demande sur le marché de l'alimentation animale permet toujours de soutenir les prix, dans un contexte où le maïs demeure compétitif par rapport au blé », analyse Agritel. Dans la région de la mer Noire, l'Union Russe des Grains a annoncé la suspension des négociations sur la création d'un pool céréalier incluant la Russie, l'Ukraine et le Kazakhstan, dont le premier objectif était d'amoindrir la concurrence directe entre ces pays, rapporte Agritel. « La tenue de pourparlers sans Kiev est jugée absurde », explique le cabinet. 


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