Céréales Le marché européen surveille l'Ukraine et la météo

Afp

PARIS, 18 mars 2014 (AFP) - Le marché européen des céréales marquait une pause mardi à la mi-journée, avec des cours quasi stables et un faible volume d'affaires, en l'absence d'éléments nouveaux sur l'Ukraine et la météo mondiale.

Vers 12h15 (11h15 GMT) sur Euronext, la tonne de blé perdait 25 centimes sur l'échéance de mai à 207,50 euros et 50 centimes sur celle de novembre à 198,50 euros. Seulement 2.600 lots avaient été échangés, toutes échéances confondues. Au même moment, le maïs perdait 50 centimes sur l'échéance de juin à 183,75 euros la tonne. Son prix restait stable sur l'échéance d'août, à 188,75 euros. Moins de 350 lots avaient changé de main.

« Le marché s'enlise un peu car il n'y a pas de nouvelles fraîches. On attend des nouvelles d'Ukraine, on regarde les situations météo, avec quelques inquiétudes aux États-Unis et sur l'humidité des sols en Ukraine, mais rien d'extraordinaire en cette saison », a expliqué à l'AFP Edward de Saint-Denis de la société Plantureux et Associés.

« Le marché juge le rattachement éventuel de la Crimée à la Russie comme une pause dans les tensions internationales », analyse Offre et Demande agricole. Pour l'instant, c'est plutôt la question des semis de printemps et donc de la réussite ou non de la récolte 2014 qui focalise l'attention, alors que l'Ukraine est le troisième producteur mondial de maïs et le sixième de blé.

D'après Agritel, qui cite le ministère de l'Agriculture ukrainien, « 700.000 hectares ont été semés, dont une large majorité d'orge (...) La proportion de cultures jugées dans de bonnes conditions est confirmée à hauteur de 93 % pour les céréales d'hiver. La situation s'avère identique en colza avec 94 % des surfaces en bonnes conditions ».

Inter-Courtage fait pour sa part référence à un rapport de l'analyste ukrainien UCAB, qui prévoit « une perte de production céréalière de 11 millions de tonnes en 2014, du fait d'un risque que 20 % des terres arables ne soient pas semées, des faibles réserves d'eau dans le sol et des difficultés des agriculteurs en termes de financement ».

Aux États-Unis, « les interrogations restent (...) nombreuses sur l'état des blés d'hiver », en raison de la sécheresse de ces dernières semaines, note Agritel.

Sur la scène internationale, l'Égypte a lancé un appel d'offres pour l'achat de blé à livraison en avril, à la faveur du repli des cours, selon plusieurs analystes.

En Chine, « un fabricant d'aliments du sud a acheté 50.000 tonnes de maïs ukrainien, dans le cadre du prêt chinois en échange de matières premières », explique Damien Vercambre, de la société Inter-Courtage.

En France, sur le marché de gré à gré, les prix du blé étaient quasiment inchangés par rapport à la veille et ceux du maïs en légère baisse.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous