Marché Les céréales européeennes portées par l'Ukraine et la météo américaine

Afp

PARIS, 05 mars 2014 (AFP) - Les cours des céréales européennes restent soutenus mercredi par la situation en Ukraine et la vague de froid qui balaie les grandes plaines nord-américaines qui produisent le blé d'hiver.

Après avoir été temporairement « rassuré » mardi matin par le discours de Vladimir Poutine écartant a priori une intervention militaire en Ukraine, le marché est redevenu plus prudent sous l'effet des signaux contradictoires, note Edward de Saint-Denis de la société Plantureux. Il mentionne également l'effet du grand froid sur les plants de blé d'hiver, le Hard Red Winter, aux Etats-Unis dans les grandes plaines.

Les chargements de céréales sur les bateaux de la mer Noire se poursuivent « sans distorsion notable », estime aussi le cabinet Agritel en soulignant que « la situation reste bien fragile et pourrait à tout moment évoluer de manière défavorable ».

De son côté Damien Vercambre de la société Inter-Courtage nuance l'inquiétude en rappelant que si la situation reste « figée » en Crimée, seule une faible partie des exportations ont été chargées dans les ports de la péninsule. Et surtout que « le blocage du Détroit de Kerch, à la sortie de la Mer d'Azov, ne peut toucher que les bateaux chargés en Russie » - et non en Ukraine.

Concernant le commerce, l'Algérie doit donner dans la journée le résultat d'un appel d'offres sur du blé, qui pourrait être remporté au moins en partie par la France.

L'Egypte, qui avait durci son cahier des charges sur le blé il y a quelques semaines, fermant la porte à une grande partie du blé français, semble être en train de revenir à un taux d'humidité de 13,5 % maximum, ce qui remettrait la France dans la course, explique Agritel.

Enfin en Chine, en marge de l'ouverture du Congrès National du Peuple, le vice-ministre de l'Agriculture a jugé que la procédure d'autorisation du Maïs OGM MIR612 (qui a causé le rejet de 887.000 t de maïs américain dernièrement) est en cours et pourrait déboucher au cours du semestre indique Damien Vercambre.

A 14h (13h GMT), le blé gagnait 1,25 euro la tonne à 208,50 euros pour l'échéance de mars et 2,75 pour la suivante (mai) à 206,75 euros. Les échanges étaient intenses avec plus de 17.000 lots échangés.

Le maïs perdait 75 centimes sur l'échéance imminente à 170 euros la tonne mais gagnait 1,25 sur celle de juin à 183 euros la tonne. A peine mille lots avaient changé de mains.


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