Marché Les céréales européennes attendent le rapport de l'Usda

Afp

PARIS, 08 avr 2014 (AFP) - Les cours des céréales européennes étaient en légère hausse mardi après-midi, dans l'attente de la publication, mercredi du rapport mensuel du ministère américain de l'Agriculture sur l'offre et la demande mondiales de blé et de maïs.

Cette publication de l'Usda devrait « réduire les stocks américains de soja et de maïs et remonter ceux de blé », anticipe la cabinet Agritel dans une note. Mais le manque de précipitations en Europe et aux Etats-Unis continue de soutenir le marché.

La situation en Ukraine pèse également, ce pays étant devenu en quelques années sixième exportateur mondial de blé et troisième exportateur de maïs après les Etats-Unis et le Brésil. « La grivna, monnaie nationale, s'affiche maintenant à près de 16 grivnas pour 1 euro soit une dévaluation de plus de 40 % en quelques mois » et « les crédit se contractent pour les producteurs et nombre d'entre eux pourraient revoir leurs assolements de printemps pour s'orienter vers les cultures les moins gourmandes en intrants », craint Agritel.

Par ailleurs, mauvaise nouvelle pour le blé français :  « l'Égypte (Gasc) a décidé d'ignorer les demandes françaises d'un taux d'humidité plus important, et reste à son chiffre de 13 % maxi, dans le cadre de ses appels d'offres pour l'achat public de blé », indique Damien Vercambre, courtier chez Inter-Courtage. Fin janvier, l'Égypte, qui achète du blé uniquement par appels d'offres publics, a brusquement durci son cahier des charges. Elle exige désormais un taux d'humidité maximum du blé de 13 %, une condition remplie par seulement 40 % du blé français, selon FranceAgriMer.

A 15h (13h GMT) la tonne de blé s'appréciait d'un euro à 208,50 euros pour l'échéance de mai et à 200,50 pour celle de juin. Quelque 8.700 lots avaient été échangés. Le maïs renchérissait simultanément de 50 centimes à 185 euros la tonne pour les livraisons de juin, mais cédait 50 centimes sur celles d'août à 190 euros. Moins de 500 lots avaient été échangés.

En France, sur le marché physique (de gré à gré), les prix du blé tendre et de l'orge de mouture prenaient un euro, ceux du maïs restaient stables.


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