Marché européen Les céréales quasi stables avec de bonnes perspectives de récolte

Afp

Paris, 22 mai 2014 (AFP) - Les cours des céréales européennes étaient quasi stables jeudi à la mi-journée, dans un marché qui tourne toujours au ralenti et s'attend à une bonne récolte de blé pour cet été.

« Le manque de nouveaux éléments haussiers et les bonnes perspectives de production sont de nature à peser sur les marchés », rappelle le cabinet Agritel dans une note.

Sur Euronext vers 12h30, la tonne de blé était stable à 198,75 euros sur l'échéance de novembre et perdait 25 centimes sur l'échéance de janvier à 198,50 euros. A peine 2.000 lots avaient été échangés, toutes échéances confondues. A la même heure, le maïs gagnait 25 centimes sur l'échéance de juin à 175,75 euros la tonne et en perdait 25 sur celle d'août à 182,75 euros. Un peu moins de 500 lots avaient changé de main.

« Le potentiel de production en blé en Europe est actuellement prometteur », affirme Agritel, qui estime que la récolte pourrait atteindre 137,9 millions de tonnes (Mt) et cite d'autres estimations d'analystes tournant autour de 137,5 Mt. Dans ses dernières prévisions, la Commission européenne est un peu moins optimiste : elle table sur 135,9 Mt pour le blé, ce qui représenterait tout de même une hausse d'environ 1,5 Mt par rapport à la récolte précédente. Pour le maïs, un peu plus de 69 Mt seraient récoltées.

En Ukraine, les pluies de ces derniers jours pourraient soulager les cultures qui souffrent de la sécheresse, alors qu'en Russie le stress hydrique persiste. Malgré cela, Michel Portier, directeur d'Agritel estime que la production de céréales en Ukraine sera en baisse de 18 % en 2014, à cause des retombées de la crise avec la Russie.

« Ces bouleversements géopolitiques, susceptibles d'être à nouveau remis au premier plan dans le cadre des élections présidentielles du 25 mai, pourraient entraîner des perturbations sur la disponibilité en grain au départ des ports de la mer Noire », d'où partent 97 % des exportations du pays, craint Michel Portier dans une tribune publiée mercredi. « Si la zone portuaire Odessa-Mykolayiv venait à changer de gouvernance, la production ukrainienne risquerait d'être directement dépendante de la Russie pour les autorisations de chargement », explique-t-il.

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