Chicago hebdo Les cours baissent en raison d'une offre US élevée

AFP

Les cours agricoles ont baissé cette semaine en raison d'une production américaine annoncée en hausse pour le maïs et le soja et d'une demande décevante pour le blé.

Récolte de maïs« L'évaluation hebdomadaire de la production de maïs, par le ministère américain de l'Agriculture (USDA), a encore augmenté cette semaine », précise Bill Nelson, de Doane Advisory Services (ici récolte de maïs en France). (© Watier-Visuel) 

« La principale raison, c'est que les cultures américaines de soja et de maïs continuent de bénéficier de conditions météorologiques favorables », ce qui pèse sur les cours par crainte d'un excès d'offre, a estimé Bill Nelson, de Doane Advisory Services. Au moment où les premières moissons de maïs et de soja vont bientôt démarrer dans les États du sud du pays, et notamment autour du golfe du Mexique, les prévisions de production américaines se situent bien au-dessus de leurs niveaux moyens. La semaine a été rythmée par les annonces de résultats provisoires, généralement élevés, de la tournée d'évaluation des cultures américaines, menée dans chaque État producteur, par l'organisation privée ProFarmer et dont les résultats définitifs seront publiés la semaine prochaine.

De plus, « l'évaluation hebdomadaire de la production pour les cultures de maïs, par le ministère américain de l'Agriculture (USDA), a encore augmenté cette semaine », a ajouté Bill Nelson. « Concernant le soja, les prévisions sont à leurs plus hauts niveaux historiques et bien au-dessus de la normale », a-t-il indiqué. Sur le plan de la demande, l'oléagineux a souffert en fin de semaine de l'absence d'annonce de nouvel appel d'offres, même si, sur le long terme, « les États-Unis ont peu de concurrents sur les marchés mondiaux à cause de tous les problèmes dont ont souffert les producteurs d'Amérique latine », a estimé Jack Scoville de Price Futures.

Les exportateurs américains en concurrence frontale avec les pays de la mer Noire

La chute du cours du blé a été encore plus marquée cette semaine, la céréale souffrant notamment d'inquiétudes concernant la demande, les exportations ayant été jugées « décevantes » dans un contexte là aussi de production mondiale élevée, encore renforcé par des prévisions du gouvernement canadien. « L'Égypte, l'un des principaux acheteurs mondiaux de blé, a par exemple annulé un important appel d'offres » ce qui a pesé sur les cours a signalé Bill Nelson.

À la suite de conditions météorologiques peu favorables en Europe de l'Ouest et notamment en France, les exportateurs américains se retrouvent en concurrence frontale avec la production de blé issue de la région de la mer Noire. D'après les prévisions, les moissons dans la région devraient être très élevées et pourraient même atteindre un niveau record en Russie. « En fin de compte, les cours du rouble et du dollar décideront qui se taillera la part du lion », ont jugé les experts d'Allendale. La faiblesse d'une monnaie favorise les exportations car elle fait baisser les prix pour des acheteurs utilisants d'autres devises.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le contrat le plus échangé, se négociait vendredi à 3,2500 dollars contre 3,4350 dollars en fin de semaine précédente (- 5,39 %). Le boisseau de blé pour décembre, lui aussi le plus actif, valait 4,0750 dollars, contre 4,4850 dollars auparavant (- 9,14 %). Le boisseau de soja pour novembre, là encore le plus échangé, coûtait 9,6725 dollars contre 10,0875 dollars précédemment (- 4,11 %).

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