Chicago hebdo Les cours victimes d'estimations de récoltes plus élevées que prévu

AFP

Les cours du maïs, du blé et du soja ont reculé cette semaine à Chicago, victimes de prévisions officielles sur les récoltes plus favorables que ne le pensaient les analystes.

Champs agricoles La production russe de blé a été réévaluée à 77,5 millions de tonnes (Mt), soit 5,5 Mt de plus que le mois dernier et 5 Mt de plus que l'an dernier, année déjà record. (©Terre-net Média)

Le ministère américain de l'agriculture, l'USDA, « a annoncé que les rendements n'ont pas été autant affectés que cela par la récente sécheresse », a expliqué Dax Wedemeyer de US Commodites. Dans le détail, les prévisions de rendements pour le soja ont été revues à la hausse et l'USDA anticipe désormais une récolte de 4,38 milliards de boisseaux. « Ce serait un record », ont relevé les analystes de la maison de courtage Allendale.

Dans l'immédiat, cela a surtout été une surprise pour un marché qui s'attendait à ce que des conditions climatiques en apparence peu favorables aux cultures de soja ces dernières semaines poussent à une réduction des estimations.

Cet écart entre les attentes du marché et les estimations officielles s'explique en partie, selon Dax Wedemeyer, par la période à laquelle les services du ministère ont effectué leurs relevés, avant le dernier épisode de sécheresse. Les cultures de soja sont particulièrement vulnérables aux aléas météorologiques au mois d'août puisque c'est la période où se développent les gousses.

Les chiffres dévoilés jeudi pèsent d'autant plus sur les cours aux Etats-Unis que sur le marché international le soja américain doit affronter une rude concurrence venant d'Amérique du Sud où la dernière récolte a été abondante. Au niveau mondial, les estimations de stocks de fin de campagne ont été considérablement revues à la hausse, passant à 97,7 millions de tonnes contre 93,5 le mois dernier.

Du côté du maïs, l'USDA a bien révisé à la baisse son estimation des rendements, mais beaucoup moins qu'attendu par les marchés au vu des aléas météorologiques qui ont ponctué juillet, période la plus cruciale pour le développement de la céréale. « L'USDA a indiqué qu'il y avait une densité plus faible d'épis de maïs mais que le poids de chaque épi était très élevé, ce qui pousse certains analystes à remettre en cause ces estimations », a relevé Jack Scoville de Price Futures.

Forte hausse de la production de blé en Russie

Concernant le blé, il relevait que la production américaine avait été revue à la hausse par rapport à l'estimation précédente, mais en retrait par rapport à l'an passé. Surtout, « les estimations mondiales ont montré une forte hausse de la production russe », a-t-il expliqué. Elle a été réévaluée à 77,5 millions de tonnes (Mt), soit 5,5 Mt de plus que le mois dernier et 5 Mt de plus que l'an dernier, année déjà record. De quoi permettre à la Russie de conforter son statut de premier exportateur mondial de blé.

La tendance est la même pour les voisins d'Ukraine et du Kazakhstan, dont les volumes de production sont également revus sensiblement à la hausse.

Le boisseau de maïs pour livraison en décembre, le contrat le plus actif, a terminé vendredi en cours de séance à 3,7475 dollars contre 3,8100 dollars en fin de semaine précédente (- 1,64 %). Le boisseau de blé pour septembre, contrat le plus actif, valait 4,3925 dollars contre 4,5475 dollars vendredi dernier (- 3,41 %). Le boisseau de soja pour novembre, là encore le plus échangé, s'échangeait à 9,4500 dollars contre 9,5675 dollars il y a une semaine (- 1,23 %).

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