[Billet d'humeur] Marchés Les fonds nous roulent-ils dans la farine ?

Le grincheux Terre-net Média

La semaine passée a été marquée par une très nette divergence entre l’évolution des fondamentaux et l’activité des fonds qui se désengageaient, sans discernement de tout le secteur commodities. Et c’est bien ce manque de discernement qui complique la tâche des professionnels.


Avec la volatilité actuelle des marchés, les acteurs de
de la filière peuvent voir disparaître leur marge
annuelle en une journée. (© Terre-net Média)

En effet le comportement moutonnier de certains spéculateurs conduit à des mouvements erratiques. Comment expliquer que les cours du blé sur Chicago ont baissé alors que les cours du pétrole ou de l’argent chutaient ? Va-t-il falloir faire des sandwichs à l’or noir pour faire comprendre que l’un, le pétrole, est un produit non renouvelable dont la production est indépendante du climat, alors que l’autre, le blé, est météo-sensible ?

La financiarisation des marchés de matières premières agricoles est inéluctable et c’est une évidence. De cela ressort un avantage, nos marchés deviennent plus liquides et les volumes échangeables sont plus importants, mais de l’autre les mouvements deviennent de plus en plus imprévisibles, tout au moins à court terme. La volatilité est devenue telle sur les marchés que les acteurs de la filière peuvent voir disparaître leur marge annuelle en une seule journée.

Pour remédier à cela il n’existe que deux solutions : ou bien on réduit la volatilité des marchés, ou bien on augmente la marge des producteurs de filière dans son ensemble. Alors que la volatilité est devenue structurelle, il ne reste plus qu’une solution, augmenter les marges de ceux qui prennent le plus de risques, à savoir les producteurs et les organismes stockeurs… A bon entendeur…

Retrouvez les cours des matières premières agricoles sur l'Observatoire des marchés.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net


Contenu pour vous