Chicago hebdo Une météo propice pèse sur le maïs et le soja

AFP

Les cours du maïs et du soja cotés à Chicago ont légèrement reculé cette semaine, pris en étau entre une météo propice aux récoltes et des signes de demande solide. Le blé s'est aussi replié.

Champ de Soja

Le temps en Amérique du Sud est primordial en ce début de saison des semis de soja. (©Terre-net Média)

« Après l'excitation liée à la diffusion du rapport mensuel du ministère américain de l'agriculture sur l'offre et la demande de produits agricoles dans le monde mi-octobre, le marché s'est un peu assoupi », souligne Bill Nelson de Doane Advisory Services. Certes « la reprise d'annonces quotidiennes de nouvelles commandes pour le maïs et le soja a stimulé un peu les prix », indique-t-il. Autre élément positif pour la demande : l'administration américaine a renoncé à modifier les textes obligeant les pétroliers à intégrer dans l'essence une certaine quantité de produits à base de maïs ou de soja.

Mais « le marché surveille aussi beaucoup le temps en Amérique du Sud en ce début de saison des semis et les inquiétudes qui planaient jusqu'à présent se dissipent un peu », ajoute M. Nelson. Au Brésil notamment, des pluies sont tombées sur des zones qui souffraient de sécheresse. « Il y a eu beaucoup de discussions parmi les courtiers au cours des dernières semaines sur la probabilité croissante de l'apparition du phénomène La Nina (cet hiver) pouvant affecter la production en Amérique du Sud », remarque par ailleurs Dewey Strickler de Ag Watch Market Advisors. « Ces discussions suivent leur cours, mais sont passées au second plan », ajoute-t-il.

L'abondance de maïs et de soja pèse sur les prix

Pendant ce temps-là aux États-Unis, le ciel s'est éclairci cette semaine, permettant aux agriculteurs de rattraper une partie de leur retard dans les moissons. L'arrivée en masse de soja et de maïs dans les silos pèse sur les prix. « Même si le rapport entre les stocks de maïs et la demande se replie pour la deuxième année d'affilée, et que la moisson, réalisée à hauteur de 28 % contre 47 % en moyenne à cette période de l'année, est à la traîne, les investisseurs misant sur une hausse des prix ne montent pas au créneau », souligne M. Strickler. « C'est en grande partie dû au fait que les réserves de fin de campagne sont à leur plus haut niveau depuis 20 ans et que les exportations peinent à accélérer », analyse-t-il.

Du côté du blé, « le marché a bien montré quelques signes de vie récemment mais tout mouvement devrait rester limité », avance M. Strickler. « Les réserves mondiales augmentent depuis cinq ans et sont à un niveau record ». Dans le même temps, « les exportations américaines sont peu encourageantes », explique-t-il. « Les États-Unis ont abandonné beaucoup de parts de marché cette année », renchérit M. Nelson. « La Russie, avec sa récolte abondante, domine le marché, ce qui est dommageable aussi bien pour les producteurs américains que français », remarque-t-il.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le contrat le plus actif, a terminé vendredi à 3,4450 dollars contre 3,5275 dollars vendredi dernier à la clôture (- 2,34 %). Le boisseau de blé pour décembre, là encore le contrat le plus échangé, a clôturé à 4,2600 dollars contre 4,3950 dollars il y a une semaine (- 3,07 %). Le boisseau de soja pour novembre, contrat le plus actif, a fini à 9,7875 dollars contre 10,0025 dollars vendredi (- 2,15 %).

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