Perspectives agricoles de l’UE pour 2030 Du blé stable à 170 €/t, du sucre en moins mais des protéagineux boostés

Terre-net Média

Dans ses perspectives des marchés agricoles à l’horizon 2030 publiée jeudi 6 décembre 2018, la Commission européenne estime que les cours des céréales resteront stables. Le cours du blé se maintiendrait durablement autour de 170 €/t. Alors que la production européenne de sucre pourrait durablement baisser, celle de protéagineux devrait être stimulée.

Les cours du blé devrait, selon la Commission européenne, se maintenir à un niveau stable autour de 170 €/t à l'horizon 2030. Les cours du blé devrait, selon la Commission européenne, se maintenir à un niveau stable autour de 170 €/t à l'horizon 2030. (©Terre-net Média)  S elon la Commission européenne, qui publie ses perspectives pour les marchés et les revenus agricoles à l’horizon 2030, l’exigence accrue des consommateurs risque de faire augmenter les coûts de production. Pour les agriculteurs, l’un des moyens de s’adapter sera « de différencier leurs produits, d’apporter une valeur ajoutée tout en travaillant sur leur impact climatique et environnemental  ».

La Commission a publié jeudi 6 décembre 2018 ses projections pour les marchés agricoles européens à l’horizon 2030 sur un large éventail de produits agroalimentaires, dont la viande, les cultures arables, le lait et les produits laitiers, ainsi que les fruits et légumes. Ces perspectives étudient aussi l’évolution des revenus agricoles et les aspects environnementaux de l’agriculture européenne, de même que la production biologique dans chaque secteur.

Globalement, les rapports de la Commission européenne « concluent entre autres que les consommateurs seront plus exigeants en matière d’alimentation, de provenance et d’impact sur l’environnement et le changement climatique  ». « Il peut en résulter des coûts de production plus élevés pour les producteurs, mais c'est aussi une occasion de différencier leurs produits, d’apporter une valeur ajoutée tout en travaillant sur leur impact climatique et environnemental. »

Selon la Commission, cela se traduira « par une demande croissante pour les systèmes de production alternatifs, tels que les produits locaux, biologiques ou d’autres produits certifiés. »

Des céréales « stables autour de 170 €/t »

« Les prix des céréales dans l’UE devraient rester relativement stables tout au long de la période de prévision, autour de 170 €/t en moyenne. » « Ceci est dû à une croissance modérée de la demande, compensée par la production croissance sur une zone stable », argumente la Commission.

« La production céréalière européenne devrait continuer à augmenter pour atteindre 325 Mt d’ici 2030. Cette croissance est due à une légère augmentation de la demande alimentaire (notamment pour le maïs), aux exportations modérées et aux perspectives et l’importance croissante des utilisations industrielles.

« La consommation de sucre dans l'Union européenne va baisser de 5 %, tirée vers le bas par les considérations de santé et les préférences des consommateurs pour l’isoglucose. La production de sucre de l'UE devrait être légèrement supérieure à 19 Mt d’ici 2030. La Commission européenne acte une « tendance à la baisse des rendements combinée à une diminution de la superficie de betteraves à sucre. Ce niveau de production permettra néanmoins à l’Europe de rester un exportateur net de sucre « dans un marché mondial dominé par le Brésil ».

Pour les graines oléagineuses, compte tenu des possibilités et des limites de la politique en faveur des biocarburants après 2020 », la Commission ne prévoit pas de croissance de la culture du colza . « Le secteur du soja devrait continuer à se développer, mais à un rythme plus lent comparé aux dernières années. La forte demande en alimentation animale et en consommation humaine, dopée par une politique environnementale favorable, « stimulera davantage la production de graines de soja et des protéagineux.

Ces projections de la Commission européenne pourraient néanmoins être révisées ultérieurement, car l’institution n’a pas pris en compte deux facteurs majeurs pour ces prochains mois : « Les projections sont établies sur la base des 28 États membres, y compris le Royaume-Uni, pour toute la durée de la perspective période. » Les termes du Brexit pourraient ainsi revoir la donne. Il en est de même pour l’ application de la prochaine Pac , en cours de négociation, que la Commission n’a pas pu prendre en compte.

En résumé, les perspectives des marchés agricoles européens selon la Commission européenne (document en anglais)


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