Betteraves Tereos De l'éco-conduite pour faire profil bas sur la route !

Terre-net Média

Le groupe Tereos cherche à réduire l'impact du transport des betteraves sur l'environnement tout en maintenant la pression sur les chauffeurs de camions. Objectif : limiter la consommation de carburant et rehausser la sécurité des opérateurs et des riverains. Rien que pour le site d'Origny-Sainte-Benoîte, près de 100 000 camions sillonnent les routes. Autant dire que la marque fait profil bas pour se fondre dans la masse. Témoignage de Dominique Rickeboer, responsable betteravier du groupe.

Simulateur conduite éco-conduite Tereos forme les conducteurs poids-lourds à l'éco-conduite pour réduire l'impact environnemental du transport des betteraves. (©Terre-net Média) 0 accident ! C’est le mot d’ordre dans chaque usine de transformation de betteraves sucrières collectées par Tereos. « Sur la saison, environ 100 000 camions sillonnent la campagne pour acheminer la récolte jusqu’à notre usine d’Origny-Sainte-Benoite », témoigne Dominique Ryckeboer, responsable du service betteravier du groupe. Autant dire que pour les riverains, les camions ne passent pas inaperçus sur la route ! Pour limiter les risques et réduire leur impact environnemental, la coopérative forme les conducteurs à l’éco-conduite. Selon Dominique, « l’objectif est clair : rappeler les consignes de sécurité aux chauffeurs et leur donner les clés pour économiser du carburant. Sans oublier la diminution des émissions de particules ! Et c’est dans l’air du temps ! » En clair, le transport de betterave souhaite faire profil bas pour ne pas alimenter davantage les critiques envers le monde agricole.

Les observateurs sécurité inspecte tout à toute heure

Sur les trajets définis au préalable, les « observateurs sécurité » contrôlent inopinément les chantiers de chargement. « Premier réflexe : vérifier que les panneaux de signalisation sont en place. Port des EPI, respect des règles de sécurité… l’observateur inspecte tout et, en cas de manquement, prévient aussitôt le responsable logistique. Car c’est lui qui décide d’appliquer la pénalité qui impacte le coefficient bonus/malus du prestataire selon l’importance de l'infraction relevée. « En fin de campagne, le transporteur "malussé" peut perdre jusqu'à 3 % de chiffre d'affaire sur sa facture », ajoute le responsable.

Évaluation de la conduite sur la base du volontariat

Les conducteurs routiers volontaires évaluent leur conduite sur le simulateur de conduite présent sur le site pendant une semaine. Lors d'une coupure, ils reçoivent des conseils personnalisés pour réduire leur consommation et tentent d'être le plus économe pour gagner le challenge.

Indicateurs de bord du simulateurVitesse, régime moteur, freinage, utilisation des clignotants... le simulateur enregistre tout pour évaluer la conduite. (©Terre-net Média) 

Chaque session requiert une quinzaine de minutes, le temps pour le « formateur » de montrer aux professionnels de la route qu'il est possible de réduire la consommation de carburant sans perdre de temps. « Le plus souvent, ils estiment que c’est impossible dans le transport de betteraves ! La mécanique est soumise à de fréquentes relances », explique le spécialiste. « Nous ne circulons pas sur l'autoroute ! », souligne un élève. « J'ai déjà dix campagnes derrière moi mais je sais que l'on a jamais fini d'apprendre », témoigne un autre. Même si la conduite sur simulateur n'est pas identique à la réalité, elle met en exergue l'écart de consommation et de comportement entre chauffeurs.

Jusqu'à 700 camions en moins sur la route

En outre, les bennes bénéficient le plus souvent de portes arrière grillagées. La principale raison est là aussi la baisse de consommation de carburant. À vide, le vent qui s’engouffre dans la caisse s'échappe plus facilement et ne freine pas l'ensemble. Le tracteur absorbe moins de puissance et donc moins de carburant ! Autre avantage : la réduction du poids à vide. « Cela se traduit par un gain de charge utile. Même si à première vue, 200 kg de betteraves supplémentaires dans chaque camion ne change pas la donne, en multipliant ce chiffre par le nombre total de camions, le résultat est plus parlant. 20 000 t ! C'est 700 camions de moins sur la route ! Sans parler de la pollution et du carburant économisé », termine Dominique.


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