Marché de l’occasion Le tracteur à variation continue, une valeur sûre

Frédéric Hénin Terre-net Média

« Neuf ou vieux, la variation continue reste la variation continue et le prix est à la hauteur de la technologie que représente un tel tracteur », défend Mathieu Béguin de Deutz-Fahr interrogé par Terre-net Média lors de la journée professionnelle Terre à Terre organisée à Beauvais le 18 juin dernier.

 


Mr Le Flohic, inspecteur commercial
chez New Holland (© terre-net Média)

 

Les professionnels, rencontrés pour connaître leur point de vue sur le marché du tracteur à variation continue d’occasion, sont unanimes pour affirmer que les détenteurs de ces machines sont assurés de pouvoir les revendre à un bon prix.

Même avec plusieurs milliers d’heures de travail, le tracteur à variation continue possèderait les qualités du neuf. Et comparé à l’évolution d’un tracteur conventionnel d’occasion, la technologie que renferme ce genre de machine permettrait en plus de niveler les défauts de conduite du ou des précédents acquéreurs.

Selon Mr Le Flohic de New Holland, « c’est la nature même de la technologie employée qui atténue les effets des mauvais traitements souvent infligés involontairement au moteur et à l’embrayage des tracteurs conventionnels par exemple».

 


Olivier Leroy, inspecteur commercial chez Fendt
(© Terre-net Média)

 

« Résultat, la variation continue d’occasion (seconde main,ndlr) est le moyen de profiter d’une technologie performante à moindre coût. Aucune usure accélérée n’est à redouter. Et comme le nombre de pièces en mouvement est plus faible que dans un tracteur à variation continue neuf conventionnel, le risque de panne l’est aussi », tient à préciser Olivier Leroy qui animait sur le village de  Terre à Terre  le stand de Fendt. 

Toutes les conditions sont donc réunies pour que des agriculteurs puissent travailler dans d’excellentes conditions à moindre coût avec un tracteur à variation continue sans avoir à revenir au conventionnel pour des raisons économiques. Ce qui induirait alors une dégradation des conditions de travail. « Car quand on touche à la variation continue, on ne peut plus s’en passer», précise t-il.

Plus cher neuf, le tracteur à variation le reste sur le marché de l’occasion. L’écart de prix de 10.000 – 15.000€ constaté par rapport à un tracteur conventionnel neuf de même puissance serait ainsi pratiquement préservé. Et ce qui représente un surcout à l’achat peut même se transformer en plus value (différence entre la valeur comptable et le prix de vente). Et ci cette dernière n’est pas soumise à l’imposition sur les plus values, elle serait alors entièrement préservée.

 


Mathieu Béguin, inspecteur commercial
chez Deutz-Fahr (© Terre-net Média)

Aucun recul actuel sur les machines très usagées

Les professionnels du machinisme manquent de recul pour avoir un avis précis sur ce que pourra être le marché de l’occasion des tracteurs à variation continue ayant 15.000 voire 20.000 heures moteur. Il est en effet encore trop tôt pour savoir si de tels tracteurs resteront ou pas un outil de travail performant et surtout facile d’entretien au regard des tracteurs conventionnels.

En effet, il est permis de douter qu’il sera difficile d’entretenir et de maintenir en très bon état de marche l’ensemble de l’artillerie de technologies sur laquelle repose justement le fonctionnement de ces engins.

Dans ces conditions, il est fort probable que sur le marché des tracteurs à variation continue, les plus usagés d’entre eux trouveront difficilement preneurs à l’export. Ce qui ne serait pas sans répercussion au final sur le prix des engins plus récents mis en vente puisque les acquéreurs pourraient être amenés au final à les bouder.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net


Contenu pour vous